- Comme l'ont déjà dit certains posteurs, un problème clair posé par cette initiative est celui du financement mixte. Certains naïfs pensent que le financement public est correct... En réalité on est loin du compte et il est presque indispensable pour un chercheur de trouver de l'argent privé pour financer son matériel informatique et ses déplacements en congrès. Chaque obtention de fonds correspond à une négociation avec le bailleur privé. Si on veut appliquer les idées de l'initiative OReilly (que je trouve très bonnes), il faut en tenir compte dans le contrat négocié. A titre personnel, je ne vends que des prestations intellectuelles, jamais les logiciels que je développe pour les produire. De ce fait, je n'ai aucun problème pour ces logiciels, je peux en faire ce que je veux (enfin, pas vraiment, voir ci dessous)
- La plupart des posts contiennent des confusions concernant la propriété intellectuelle des travaux des chercheurs. Le code de la propriété intellectuelle est relativement peu clair concernant les chercheurs du public, mais en gros, les juristes s'accordent à dire que les chercheurs sont individuellement propriétaires de leurs résultats de recherche, ce qui n'inclut pas les logiciels. Comme le disait un posteur, un chercheur peut donc publier ses résultats pour les rendre accessibles par le plus grand nombre. Cependant, il arrive très souvent que le financement privé interdise cette possibilité (dans les termes du contrat)...
- La situation pour les logiciels est très claire et donc très merdique. D'après le code de la propriété intellectuelle, les logiciels développés par les chercheurs sont propriétés de l'établissement public avec lequel ils ont un contrat. De ce fait, seule l'Université, le CNRS, l'INRIA, etc. a le pouvoir de placer un logiciel en open source. Le chercheur n'a rien à dire. Or, la tendance est plutôt à la "valorisation de la recherche" (lire la vente des résultats au privé), en particulier depuis ce c*****d d'Allègre.
# Quelques remarques d'un "insider"
Posté par boubou . En réponse à la dépêche Fond public, code libre. Évalué à 10.
- La plupart des posts contiennent des confusions concernant la propriété intellectuelle des travaux des chercheurs. Le code de la propriété intellectuelle est relativement peu clair concernant les chercheurs du public, mais en gros, les juristes s'accordent à dire que les chercheurs sont individuellement propriétaires de leurs résultats de recherche, ce qui n'inclut pas les logiciels. Comme le disait un posteur, un chercheur peut donc publier ses résultats pour les rendre accessibles par le plus grand nombre. Cependant, il arrive très souvent que le financement privé interdise cette possibilité (dans les termes du contrat)...
- La situation pour les logiciels est très claire et donc très merdique. D'après le code de la propriété intellectuelle, les logiciels développés par les chercheurs sont propriétés de l'établissement public avec lequel ils ont un contrat. De ce fait, seule l'Université, le CNRS, l'INRIA, etc. a le pouvoir de placer un logiciel en open source. Le chercheur n'a rien à dire. Or, la tendance est plutôt à la "valorisation de la recherche" (lire la vente des résultats au privé), en particulier depuis ce c*****d d'Allègre.