• [^] # Re: On croit rêver.

    Posté par . En réponse à la dépêche Le copyleft en question. Évalué à 10.

    Dans mes bras Irvin!

    Plus sérieusement, un choix de licence passe par deux points très importants :

    • L'auteur du logiciel, quand il décide de rendre son travail public, doit être conscient de ce qu'implique son geste ;

    • L'auteur doit connaître l'existence de plusieurs licences afin de pouvoir choisir autant que possible une licence existante (afin de minimiser le bordel...) mais surtout une licence qui lui convienne.


    Combien de personnes ayant diffusé du code ont rempli ces deux conditions ?

    Une fois que l'auteur a pris sa décision, c'est à chacun de la respecter. On pourra taxer d'altruisme ceux qui diffuseront dans des licences non restrictives (type BSD), avec le spectre du danger de propriétarisation, comme on pourra taxer d'anarchisme ceux qui diffuseront dans des licences «verrouillantes» (type GPL), avec la garnatie de la pérennité des sources pour tout un chacun.

    En ce qui me concerne, et ce n'est pas une surprise je pense, je suis biaisé envers la licence BSD, car je n'ai pas l'intention d'imposer des restrictions sur mon code dès lors qu'il est rendu public. Ce qui ne m'a pas empêché ça et là, de diffuser du code sous d'autres licences, dont la GPL.

    Et je dois dire que j'ai maintes fois constaté que, pour qu'un standard émerge, le fait de disposer d'une implémentation de référence sous une licence non restrictive comme peut l'être la licence BSD, a joué un rôle important. Combien d'implémentation de TCP/IP se sont basées sur le code de 4BSD ? Combien d'implémentation de IPv6 réutilisent une partie du code de KAME ? Combien d'implémentations de Kerberos reprennent, aux bugs près, l'implémentation de référence du MIT ou l'une de ses dérivées ? Pourquoi le code d'Ogg Vorbis existe-t-il désormais en licence BSD ? Etc, etc.