Attention à l'aveuglement. BSD est une licence libre. BSD est une licence open source.
Les licences open source sont à 99 % des licences libres. La réciproque est vrai.
En pratique, on parle donc de la même chose.
Ce sur quoi Stallman insiste lourdement au point de vouloir voir deux communautés, c'est sur la rhétorique. Les mots qu'on emploie. Les arguments qu'on utilise. La philosophie qu'on diffuse.
La licence BSD en tant que telle convient tres bien à Stallman. Il l'utilise dans Debian GNU-Linux. Par contre, le discours open source de Linus sur la GPL le dérange.
Ce problème de discours discordants s'est déroulé en deux étapes historiques.
La première est la naissance du mouvement opensource par ESR et quelques autres qui souhaitaient se démarquer des mots (Libre,Propriétaire) et employer d'autres mots comme (fun, code, bazard, securité, bugs, monopole, microsoft, etc).
La deuxième scission est récente. Ballmer et Mundie ont pris position sur Linux et ont mené une offensive Shared Source, ce qui a provoqué de gros éclats de rire, mais aussi un débat dans la communauté. Tim O'Reilly a trés bien résumé le dilemne de la manière suivante:
Tim> La FSF définie 4 critères pour le Libre sur lequel on a un consensus. Est-ce qu'il convient d'en ajouter un autre? Appellons le Liberté Zéro: Le développeur est libre de choisir sa licence.
Stallman dit non. Ses arguments sont basés sur l'éthique et la morale. Pour lui, c'est génant parce que ca le place dans une situation où on l'oblige à priver de liberté quelqu'un: le développeur.
Comme la réthorique de la FSF est basée sur le concept "free" qui est déja assez ambigue en soi, ca entame la lisibilité de son discours, mais ca ne remets pas en cause la solidité des quatre critères que la FSF avait définie.
Beaucoup de gens ont dit oui. Seulement est ce qu'un développeur est vraiment libre de choisir sa licence dans le monde actuel? Généralement, on intègre un organisme qui va trancher à votre place. C'est un problème identique pour Britney Spears: de fait, ce sont les Majors qui détiennent le copyright.
[^] # Re: Quoiqu'on puisse en dire...
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche Courte interview de Richard Stallman. Évalué à 7.
Attention à l'aveuglement. BSD est une licence libre. BSD est une licence open source.
Les licences open source sont à 99 % des licences libres. La réciproque est vrai.
En pratique, on parle donc de la même chose.
Ce sur quoi Stallman insiste lourdement au point de vouloir voir deux communautés, c'est sur la rhétorique. Les mots qu'on emploie. Les arguments qu'on utilise. La philosophie qu'on diffuse.
La licence BSD en tant que telle convient tres bien à Stallman. Il l'utilise dans Debian GNU-Linux. Par contre, le discours open source de Linus sur la GPL le dérange.
Ce problème de discours discordants s'est déroulé en deux étapes historiques.
La première est la naissance du mouvement opensource par ESR et quelques autres qui souhaitaient se démarquer des mots (Libre,Propriétaire) et employer d'autres mots comme (fun, code, bazard, securité, bugs, monopole, microsoft, etc).
La deuxième scission est récente. Ballmer et Mundie ont pris position sur Linux et ont mené une offensive Shared Source, ce qui a provoqué de gros éclats de rire, mais aussi un débat dans la communauté. Tim O'Reilly a trés bien résumé le dilemne de la manière suivante:
Tim> La FSF définie 4 critères pour le Libre sur lequel on a un consensus. Est-ce qu'il convient d'en ajouter un autre? Appellons le
Liberté Zéro: Le développeur est libre de choisir sa licence.
Stallman dit non. Ses arguments sont basés sur l'éthique et la morale. Pour lui, c'est génant parce que ca le place dans une situation où on l'oblige à priver de liberté quelqu'un: le développeur.
Comme la réthorique de la FSF est basée sur le concept "free" qui est déja assez ambigue en soi, ca entame la lisibilité de son discours, mais ca ne remets pas en cause la solidité des quatre critères que la FSF avait définie.
Beaucoup de gens ont dit oui. Seulement est ce qu'un développeur est vraiment libre de choisir sa licence dans le monde actuel? Généralement, on intègre un organisme qui va trancher à votre place. C'est un problème identique pour Britney Spears: de fait, ce sont les Majors qui détiennent le copyright.