• # Off-topic

    Posté par . En réponse à la dépêche L'Open Source est-il un business model viable?. Évalué à 1.

    > L'Open Source est-il un business model viable?

    La question n'est pas posée en ces termes !!
    Ni logiciel libre, ni le logiciel Open Source ne sont des business models en eux-mêmes !

    Ce sont des «points de vue» sur le logiciel, qui suggèrent éventuellement des business models.
    Naturellement, vouloir s'imposer en tant qu'éditeur de logiciels libres, avec un revenu basé sur la vente de licences, est voué à la perte !
    De même, V.A. Linux avait un business model solide, par la vente de matériel fortement orienté vers le support de GNU/Linux, mais ils ont changé subitement de positionnement pour s'en aller vers le service. Ils sont aujourd'hui dans un monde qui n'est pas le même que celui de leur culture d'origine... Et comme ils ont attéri en terre inconnue, ils ont eu le bête réflexe propriétaire, qui a fait ses preuve comme générateur de revenu ces quelques 20 dernières années.

    De toute façon, vouloir développer du logiciel et le mettre sous licence libre (comme la GPL) ne doit pas se faire avec des arrières-pensées de rentabilité directe !
    Une fois un logiciel libre «publié», n'importe qui peut faire de l'argent dessus, en le modifiant à la demande, par exemple, ou alors en faisant des formations dessus.

    Il faut donc que le développement soit rémunéré d'une manière ou d'une autre. Quelques exemples :
    - ne faire de développement que pour des demandes clients (ex. : SSII classique)
    - contribuer à un projet pour acquérir des compétences dessus afin de vendre des formations (ex. : boite de formation)
    - développer du logiciel libre pour se faire de la pub afin de vendre d'autres services ou du matériel (ex. : IBM)

    Il faut bien comprendre que le logiciel libre, s'il s'impose, annonce la mort des éditeurs de logiciels.

    Et n'allez pas me dire «alors tous les gens qui bossent chez des éditeurs vont se retrouver au chômage à cause de quelques illuminés et d'étudiants qui leur font de la concurrence déloyale sur leur temps libre !!!»
    Oui, peut-être que cela va être le cas, mais avez-vous pensé que les fabricants d'automobiles auraient dû se freiner lorsqu'ils ont réalisé qu'ils alleint mettre au chômage les fabricants de charrettes à chevaux, les maréchaux-ferrants, les éleveurs de chevaux... !?
    L'invention du chauffage au gaz n'a-t-il pas créé de la panique chez les sylviculteurs (exploitants de forêts) ?
    L'expansion du transport de liquides en fûts métalliques n'a-t-elle pas fait souffler un vent de panique chez les tonneliers ?

    Les éditeurs de logiciels ont tout à fait raison de s'inquiéter de la vague logiciels libres, mais il n'y a pas lieu de pleurer sur leur sort : ils devront faire ce qu'on exige de toute industrie qui disparait : s'adapter.

    Notez également que la production logicielle globale est consituée en très faible part de logiciels d'éditeurs ; la partie immergée de l'iceberg est l'informatique au sein des entreprises, «fait maison», et que vous ne pouvez pas acquérir chez votre revendeur informatique préféré. Aujourd'hui l'informatique libre innonde ce marché, et ce n'est que parce que cette déferlante commence à atteindre les rives du marché des éditeurs que ces derniers commencent à s'émouvoir du mouvement «logiciel libre».