• [^] # Re: pour linux

    Posté par . En réponse au journal Firefox 7 avant la fin de l'année ?. Évalué à 7.

    Tu fais exprès ou t'es juste malcomprenant ?
    ouvert dans le sens "tout le monde est libre d'utiliser le standard comme bon lui semble et sans aucune restriction".


    Loin de moi l'idée de vouloir défendre Zenitram, mais j'ai la (légère) sensation que tu confonds un certain nombre de choses :

    - Le standard
    - L'implémentation
    - La licence de l'implémentation

    Le standard c'est soit un standard de fait (ie un truc que tout le monde utilise même si il n'a jamais été normé proprement), soit un standard connu, soit un standard normé. Dans tous les cas c'est une suite de mots qui traduisent un comportement attendu face à un évènement, ou un format de donnée.
    Cette suite de mot tu peux en faire ce que tu veux. La publier en affiche 4 par 3 dans le métro, l'imprimer en vert, faire des collages pour une oeuvre d'art ou encore la tagguer sur les murs de ta chambre. Je ne pense pas que qui que ce soit y verra le moindre problème.

    Généralement on parle de standard ouvert quand
    a - le standard est normé, c'est à dire déposé sous forme de RFC
    b - le standard est complet, c'est à dire que l'ensemble des possibilité de la technologie lié directement au standard est disponible dans les doccuments de la norme (par exemple pour le H264 on possède les algorithmes de décodage ET d'encodage)
    c - le standard est non encombré, c'est à dire que le standard ne repose pas sur une autre techno qui elle n'est pas normée/connue/publiée. Un standard qui reposerait (par exemple) sur la gestion d'objet OLE par les bibliothèques MS Office ne pourrait pas être considéré comme ouvert.


    L'implémentation est un problème technique que doit résoudre le programmeur pour respecter le standard. Cette implémentation n'est que très rarement sans restriction. Déjà elle se doit de fonctionner, de préférence sur des machines qui existent déjà et de façon reproductible. On peut dire que si le standard est bien fait le programmeur a le choix du langage (dans une certaine limite - pas la peine de faire du H264 en MS basic 2.0) et de la plateforme cible (dans une certaine limite aussi - il faut que la plateforme puisse mathématiquement traiter les algos et éventuellement afficher les résultats). Pour le reste il est extrêmement restreint et ne peut pas faire comme bon lui semble, sinon il va sortir du standard. Ses choix principaux vont se limiter à implémenter ou non les fonctionnalités potentielles du standard (quand il s'agit d'un standard publié).

    La licence de l'implémentation dépend pour une part de la volonté du programmeur et pour une autre part des brevets et accords qui planent sur les algorithmes et technologies du standard. A titre d'information si le programmeur décide de prendre la GPL comme licence sur un standard sans aucun brevet, ben il y aura là aussi des restrictions et tu ne pourras pas faire comme bon te semble, ni avec le code source, ni avec le compilé...

    Après on a tous sa définition du mot ouvert (et on va pas parler du mot libre hein...) Personnellement la seule chose qui me dérange dans le MPEG-Standardisation Group est le somme à payer pour pouvoir rentrer dans le groupe et donc participer aux discussions sur la création et les choix techniques des nouveaux codecs.