Premièrement, c'est un détail, mais Battle for Wesnoth n'est pas le seul jeu libre possédant une excellent finition: Neverball vient immédiatement à l'esprit, et il y en a probablement quelques autres. Il est exact que cela reste une exception.
Deuxièmement, il est illusoire de chercher ce qui constitue un "bon jeu". Ce serait comme de chercher les ingrédients pour faire un "bon film", ou la recette pour une "bonne musique" : ça n'existe pas. Ces domaines sont si larges qu'on peut y trouver des chefs d'œuvres possédant des qualités parfaitement opposées. Et je ne parle même pas de l'aspect subjectif.
Troisièmement, la dimension technique n'est absolument pas l'obstacle à surmonter pour propulser la production de jeux libres. Au contraire, c'est la seule partie du développement vidéoludique pour laquelle on a déjà d'excellents outils. Que ce soit en terme de moteurs de jeux, de librairies, d'outils de créations (pour les artistes), d'organisation du travail d'équipe, le principal est là. Non, ce qui fait cruellement défaut, ce sont des équipes d'artistes : non seulement pour les graphismes (car même des graphismes "minimalistes" demandent un sens esthétique) et le son, mais aussi et surtout le gameplay, qui est un art à part entière. Et par "équipe" je veux souligner le fait que la cohérence entre les différents créateurs est primordiale, et très difficile à atteindre entre des artistes bénévoles (plus qu'entre programmeurs, à mon avis; et, oui, j'ai conscience que libre n'implique pas bénévole, mais ça reste le cas le plus courant).
Quatrièmement, il y a tout une partie du domaine vidéoludique qui sera à mon avis toujours hors de portée du libre (ou du moins extrêmement difficile d'accès). Des jeux comme Bioshock ou Half-Life demandent un temps de réalisation énorme (et/ou une équipe conséquente), pour une durée de vie fixe, avec une rejouabilité limitée. De plus, participer au développement signifie connaitre à l'avance les secrets du jeu (non seulement l'histoire mais aussi les éléments de gameplay, les surprises graphiques ou sonores, etc.). Pour développer de tels jeux il faudrait réunir une équipe qui travaillent principalement pour que d'autre puissent s'amuser : ce n'est pas impossible, mais cela ne correspond pas au mode de fonctionnement du logiciel libre, où le développeur est la plupart du temps également un utilisateur de son application.
Ces derniers temps, on assiste à la montée en puissance des "jeux indépendants". Ces petits studios font face à des diffcultés assez proches, et c'est dans ce type de jeux à mon avis que le libre à une chance de faire sa place. Pour l'instant, il brille plutôt par son absence...
# Pas vraiment d'accord...
Posté par drakmaniso . En réponse au journal Le jeux vidéo libre ... Un vaste sujet !. Évalué à 6.
Deuxièmement, il est illusoire de chercher ce qui constitue un "bon jeu". Ce serait comme de chercher les ingrédients pour faire un "bon film", ou la recette pour une "bonne musique" : ça n'existe pas. Ces domaines sont si larges qu'on peut y trouver des chefs d'œuvres possédant des qualités parfaitement opposées. Et je ne parle même pas de l'aspect subjectif.
Troisièmement, la dimension technique n'est absolument pas l'obstacle à surmonter pour propulser la production de jeux libres. Au contraire, c'est la seule partie du développement vidéoludique pour laquelle on a déjà d'excellents outils. Que ce soit en terme de moteurs de jeux, de librairies, d'outils de créations (pour les artistes), d'organisation du travail d'équipe, le principal est là. Non, ce qui fait cruellement défaut, ce sont des équipes d'artistes : non seulement pour les graphismes (car même des graphismes "minimalistes" demandent un sens esthétique) et le son, mais aussi et surtout le gameplay, qui est un art à part entière. Et par "équipe" je veux souligner le fait que la cohérence entre les différents créateurs est primordiale, et très difficile à atteindre entre des artistes bénévoles (plus qu'entre programmeurs, à mon avis; et, oui, j'ai conscience que libre n'implique pas bénévole, mais ça reste le cas le plus courant).
Quatrièmement, il y a tout une partie du domaine vidéoludique qui sera à mon avis toujours hors de portée du libre (ou du moins extrêmement difficile d'accès). Des jeux comme Bioshock ou Half-Life demandent un temps de réalisation énorme (et/ou une équipe conséquente), pour une durée de vie fixe, avec une rejouabilité limitée. De plus, participer au développement signifie connaitre à l'avance les secrets du jeu (non seulement l'histoire mais aussi les éléments de gameplay, les surprises graphiques ou sonores, etc.). Pour développer de tels jeux il faudrait réunir une équipe qui travaillent principalement pour que d'autre puissent s'amuser : ce n'est pas impossible, mais cela ne correspond pas au mode de fonctionnement du logiciel libre, où le développeur est la plupart du temps également un utilisateur de son application.
Ces derniers temps, on assiste à la montée en puissance des "jeux indépendants". Ces petits studios font face à des diffcultés assez proches, et c'est dans ce type de jeux à mon avis que le libre à une chance de faire sa place. Pour l'instant, il brille plutôt par son absence...