Pourra-t-on y emprunter des livres numériques comme on le fait pour les livres imprimés ?
On le pourra à l'avenir. Un Californien a inventé une technique permettant de télécharger le texte – non imprimable – que vous souhaitez emprunter. Lequel s'effacera automatiquement au bout de trois jours ! C'est inouï le nombre d'inventions qui voient le jour dans ce paysage décidément complexe. La démocratisation du savoir est en route, grâce au numérique.
-> poubelle
J'ai toujours du mal avec le raisonnement (il)logique "on pourra empêcher les gens de conserver le document, et ça c'est grâce au numérique".
Alors qu'on devrait s'attendre à "grâce au numérique je peux fournir le document aux gens sans perdre le mien".
tout comme sa phrase étrange
"télécharger le texte – non imprimable [...] Lequel s'effacera automatiquement [...] c'est inouï le nombre d'inventions qui voient le jour"
Il considère comme invention inouïe les inventions qui retirent la valeur ajoutée du numérique !
Il oublie que si on emprunte dans une bibliothèque, c'est une contrainte, car si on ne rend pas le bouquin la bibliothèque ne peut plus le fournir.
Dans une bibliothèque numérique, on est libéré de la contrainte de l'emprunt, pourquoi vouloir recréer les contraintes dont on vient de se libérer ?
On n'a pas inventé les bibliothèques pour qu'on puisse emprunter des livres, mais pour qu'on puisse lire les livres. L'emprunt était un pis-aller pour que la même copie puisse être lue par plusieurs personnes. L'emprunt est une contrainte que le numérique rend caduque !
Ainsi quand il dit
Ne laissons pas Google détenir le monopole de l'accès à l'information.
Il ne dit pas "Ne laissons pas quelqu'un (par exemple Google) détenir le monopole" mais bien "Ne laissons pas le monopole à d'autres (par exemple Google).
4 300 ans de l'écriture au codex ; 1 150 ans du codex à l'imprimerie ; 540 ans de l'imprimerie à Internet. Une dizaine d'années d'Internet aux livres numériques... Le rythme des mutations s'accélère de façon vertigineuse !
En effet, si aujourd'hui on va aussi vite, c'est pour empêcher de prendre du recul pour prendre des décisions sur le long terme. Dans le numérique, en se proposant pour fournir le service avant de réfléchir à la manière de le faire, il devient très aisé de se placer comme tiers-sangsue ! On peut faire un parallèle avec la numérisation des salles de ciné [http://owni.fr/2011/01/12/plaidoyer-pour-une-diversite-cultu(...)] précédemment évoquée sur DLFP [http://linuxfr.org/2011/01/16/27780.html]
Décidément j'ai envie de lancer un joli troll : à la suite des lumières dont il se dit le disciple, il exhale (transpire ?) un faux humanisme malsain qui brille et séduit le peuple pour devenir son nouveau maitre. Libérer pour mieux asservir.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Là...
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Une bibliothèque numérique nationale aux Etats-Unis. Évalué à 10.
On le pourra à l'avenir. Un Californien a inventé une technique permettant de télécharger le texte – non imprimable – que vous souhaitez emprunter. Lequel s'effacera automatiquement au bout de trois jours ! C'est inouï le nombre d'inventions qui voient le jour dans ce paysage décidément complexe. La démocratisation du savoir est en route, grâce au numérique.
-> poubelle
J'ai toujours du mal avec le raisonnement (il)logique "on pourra empêcher les gens de conserver le document, et ça c'est grâce au numérique".
Alors qu'on devrait s'attendre à "grâce au numérique je peux fournir le document aux gens sans perdre le mien".
tout comme sa phrase étrange
"télécharger le texte – non imprimable [...] Lequel s'effacera automatiquement [...] c'est inouï le nombre d'inventions qui voient le jour"
Il considère comme invention inouïe les inventions qui retirent la valeur ajoutée du numérique !
Il oublie que si on emprunte dans une bibliothèque, c'est une contrainte, car si on ne rend pas le bouquin la bibliothèque ne peut plus le fournir.
Dans une bibliothèque numérique, on est libéré de la contrainte de l'emprunt, pourquoi vouloir recréer les contraintes dont on vient de se libérer ?
On n'a pas inventé les bibliothèques pour qu'on puisse emprunter des livres, mais pour qu'on puisse lire les livres. L'emprunt était un pis-aller pour que la même copie puisse être lue par plusieurs personnes. L'emprunt est une contrainte que le numérique rend caduque !
Ainsi quand il dit
Ne laissons pas Google détenir le monopole de l'accès à l'information.
Il ne dit pas "Ne laissons pas quelqu'un (par exemple Google) détenir le monopole" mais bien "Ne laissons pas le monopole à d'autres (par exemple Google).
4 300 ans de l'écriture au codex ; 1 150 ans du codex à l'imprimerie ; 540 ans de l'imprimerie à Internet. Une dizaine d'années d'Internet aux livres numériques... Le rythme des mutations s'accélère de façon vertigineuse !
En effet, si aujourd'hui on va aussi vite, c'est pour empêcher de prendre du recul pour prendre des décisions sur le long terme. Dans le numérique, en se proposant pour fournir le service avant de réfléchir à la manière de le faire, il devient très aisé de se placer comme tiers-sangsue ! On peut faire un parallèle avec la numérisation des salles de ciné [http://owni.fr/2011/01/12/plaidoyer-pour-une-diversite-cultu(...)] précédemment évoquée sur DLFP [http://linuxfr.org/2011/01/16/27780.html]
Décidément j'ai envie de lancer un joli troll : à la suite des lumières dont il se dit le disciple, il exhale (transpire ?) un faux humanisme malsain qui brille et séduit le peuple pour devenir son nouveau maitre. Libérer pour mieux asservir.
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