• [^] # Re: Tautologie...

    Posté par . En réponse au journal Pour libérer les sciences. Évalué à 4.

    > les expériences coûtent cher, et il faut les rentabiliser.
    >Comme toute donnée, les données
    >scientifiques peuvent se monnayer pour
    >couvrir l'investissement initial, voire rapporter des
    >sommes conséquentes.

    Je t'invite à lire mon texte, effectivement. Mais la "rentabilisation" des données scientifiques (exemples: une biobanque ou une bibliothèque ADN, ou encore une base de données) ne se fait pas au niveau de la publication. Il y a les brevets, par exemple, et je n'entre pas dans ce débat (quoi que pour moi les brevets devraient être tout simplement supprimés).
    Il faut parfois pour un chercheur payer pour publier. Et même des revues proposent de payer pour que l'article puisse être déposé sur un système d'archives ouvertes.
    Je pense que tu soulèves une question importante : je parle des publications scientifiques et les termes "informations" et "données" sont peut-être mal employées dans mon propos.
    Donc quand un chercheur ou un groupe de chercheurs publie(nt) un article, ce n'est pas pour rentabiliser des recherches (qui sont d'ailleurs financées par ailleurs soit par le public soit par une firme, et les deux cherchent à rentabiliser), c'est surtout pour faire valoir leurs recherches d'abord auprès de la communauté scientifique et aussi pour communiquer de manière "publicitaire", pour démontrer leurs compétences. L'autre objectif, bien sûr est de mettre à disposition de l'humanité des connaissances pouvant être utilisées par ailleurs. C'est ce dernier objectif qui selon moi doit être le plus important. Là où il y a un problème, c'est que les mécanismes de la publication aujourd'hui freinent l'accès à l'information scientifique (même si on n'a jamais été autant informés) car les conditions de production numérique de ces informations devraient au contraire permettre la mise à disposition de ces informations pour tous. Quant aux systèmes d'archives ouvertes, même si leur intérêt est évident, ils présentent encore des faiblesses.
    Je donne quelques exemples illustratifs de publications scientifiques sous CC-BY, qui n'ouvrent pas pour autant la voie à la falsification, même si les solutions de type BY-SA sont peut-être plus appropriées.