Non, elle est de ces féministes mi-putes mi-soumises qui considèrent qu'on peut être féministe et porter un voile.
Je lui ai demandé son avis, elle a beaucoup apprécié le film en fait, et ne l'a pas du tout interprêté de la même manière que Moogle et M. Chollet.
Selon elle, le personnage joué par Adjani est aussi issu de l'immigration (contrairement à ce qu'indique Chollet sur son blog) - détail à prendre en compte. Elle indique aussi que le fait que le film soit plébiscité/récupéré par l'extrême-droite ne suffit pas à en faire une oeuvre conçue dès le départ comme un outil de propagande raciste.
"Et puis il y a Jacky Berroyer dedans, c'est pas un partisan du FN Jacky !", s'est-elle exclamée.
Je cite Mona Chollet :
"Les personnages n’ont aucune épaisseur propre, aucune individualité ; ils sont là pour incarner des stéréotypes."
C'est ce que semble dire ma compagne aussi.
"Ainsi, quand le jeune Karim (celui qui a saccagé le café-tabac de l’Asiatique) s’assied sur une chaise qui se brise soudain en deux, cet incident n’a lieu que pour permettre de lui faire dire : « C’est quoi, cette chaise de feuj ! »"
Quand j'étais dans un collège de banlieue j'ai pu remarquer qu'il y avait un racisme très présent chez les collégiens de 6ème déjà, et "chien de juif" était un titre dont étaient régulièrement gratifiés les "blancos". Mais il n'y avait pas besoin d'incident pour le justifier. Occulter ce genre de (non)réflexion pour éviter de colporter des clichés n'aurait pas de sens puisque, de ce que je comprends, c'est justement le propos du film.
"Et pour permettre à Sonia Bergerac de lui ordonner élégamment, en le braquant avec son arme : « Répète après moi, pelle à merde ! "En France, l’injure raciste est punie par la loi." » Le garçon finit par s’exécuter. Orgasme collectif dans la salle de cinéma."
Je crois que ça dénote surtout le caractère pathétique du personnage de la prof, et de celui des spectateurs de la salle de cinéma. Mais bon, ça reste mon interprétation à la lecture du blog.
[^] # Re: film
Posté par thamieu . En réponse au journal [HS] Journée de la Jupe. Évalué à 1.
Je lui ai demandé son avis, elle a beaucoup apprécié le film en fait, et ne l'a pas du tout interprêté de la même manière que Moogle et M. Chollet.
Selon elle, le personnage joué par Adjani est aussi issu de l'immigration (contrairement à ce qu'indique Chollet sur son blog) - détail à prendre en compte. Elle indique aussi que le fait que le film soit plébiscité/récupéré par l'extrême-droite ne suffit pas à en faire une oeuvre conçue dès le départ comme un outil de propagande raciste.
"Et puis il y a Jacky Berroyer dedans, c'est pas un partisan du FN Jacky !", s'est-elle exclamée.
Je cite Mona Chollet :
"Les personnages n’ont aucune épaisseur propre, aucune individualité ; ils sont là pour incarner des stéréotypes."
C'est ce que semble dire ma compagne aussi.
"Ainsi, quand le jeune Karim (celui qui a saccagé le café-tabac de l’Asiatique) s’assied sur une chaise qui se brise soudain en deux, cet incident n’a lieu que pour permettre de lui faire dire : « C’est quoi, cette chaise de feuj ! »"
Quand j'étais dans un collège de banlieue j'ai pu remarquer qu'il y avait un racisme très présent chez les collégiens de 6ème déjà, et "chien de juif" était un titre dont étaient régulièrement gratifiés les "blancos". Mais il n'y avait pas besoin d'incident pour le justifier. Occulter ce genre de (non)réflexion pour éviter de colporter des clichés n'aurait pas de sens puisque, de ce que je comprends, c'est justement le propos du film.
"Et pour permettre à Sonia Bergerac de lui ordonner élégamment, en le braquant avec son arme : « Répète après moi, pelle à merde ! "En France, l’injure raciste est punie par la loi." » Le garçon finit par s’exécuter. Orgasme collectif dans la salle de cinéma."
Je crois que ça dénote surtout le caractère pathétique du personnage de la prof, et de celui des spectateurs de la salle de cinéma. Mais bon, ça reste mon interprétation à la lecture du blog.