> justement il parlaient de supprimer le bouclier fiscal et l'isf, problème l'isf rapporte plus que ce que coûte le bouclier fiscal...
Oui, oui, il en parlait. Très vaguement.
En attendant, c’est pas une mesure compliquée au point de vue des finances, et il l’a pas fait. Pourquoi à ton avis ?
Indice : tout ce qui intéresse nos hommes politiques, c’est le nombre de voix que peuvent leur rapporter une mesure.
Donc Sarkozy, à qui on peut au moins accorder le fait d’avoir un certain flair politique, a jugé qu’aujourd’hui supprimer l’ISF n’était pas intéressant électoralement.
Conclusion : c’est pas demain qu’on verra apparaître le chèque éducation, ou la flat tax, ou autre mesure qui montrerait réellement une impulsion vers une politique libérale.
Parce que bon, OK, privatiser des autoroutes, c’est libéral, mais c’est pas ça qui va changer la face de la France ou qui restera dans les livres d’histoire. Par contre, le jour où on instaurera la flat tax, là oui, la date d’élection de l’homme politique qui fera ça sera apprise par les écoliers en cours d’histoire.
> Absolument pas, ils sont tout autant vulnérable :
Le fait qu’ils le soient moins ne signifie aucunement qu’ils ne le sont pas. Nuance subtile.
Pour ton second exemple, si le système médical est privé, ben il marche pas (l’exemple, pas le système médical. Please, don’t feed the troll).
> Ce qui permet une plus faible corruption c'est
Ce sont des éléments, comme d’autres. La culture du pays joue aussi. Jouent aussi, comme je l’ai dit :
- la limitation constitutionnelle des pouvoirs des agents publics (ça sert à rien une justice indépendante si de jure le gouvernement a le droit de faire tout ce qu’il veut)
- un droit administratif clair (ça sert à rien une justice indépendante si tu captes pas que le fonctionnaire en face de toi est en train de violer tes droits)
- des garanties d’isonomie et de stabilité de la loi (ça sert à rien une justice indépendante s’il suffit de la signature de deux personnes un peu haut placées pour que la protection que t’accordait le système judiciaire disparaît)
Mine de rien, on est en train de lister les exigences du libéralisme classique ;)
> mare des proc nommés par le président
Heu, non, les procureurs sont supposés représenter l’intérêt public, c’est donc bien du ressort du gouvernement, en tout cas dans le système républicain.
[^] # Re: Banques
Posté par Moonz . En réponse au journal Éloge du don. Évalué à 2.
Oui, oui, il en parlait. Très vaguement.
En attendant, c’est pas une mesure compliquée au point de vue des finances, et il l’a pas fait. Pourquoi à ton avis ?
Indice : tout ce qui intéresse nos hommes politiques, c’est le nombre de voix que peuvent leur rapporter une mesure.
Donc Sarkozy, à qui on peut au moins accorder le fait d’avoir un certain flair politique, a jugé qu’aujourd’hui supprimer l’ISF n’était pas intéressant électoralement.
Conclusion : c’est pas demain qu’on verra apparaître le chèque éducation, ou la flat tax, ou autre mesure qui montrerait réellement une impulsion vers une politique libérale.
Parce que bon, OK, privatiser des autoroutes, c’est libéral, mais c’est pas ça qui va changer la face de la France ou qui restera dans les livres d’histoire. Par contre, le jour où on instaurera la flat tax, là oui, la date d’élection de l’homme politique qui fera ça sera apprise par les écoliers en cours d’histoire.
> Absolument pas, ils sont tout autant vulnérable :
Le fait qu’ils le soient moins ne signifie aucunement qu’ils ne le sont pas. Nuance subtile.
Pour ton second exemple, si le système médical est privé, ben il marche pas (l’exemple, pas le système médical. Please, don’t feed the troll).
> Ce qui permet une plus faible corruption c'est
Ce sont des éléments, comme d’autres. La culture du pays joue aussi. Jouent aussi, comme je l’ai dit :
- la limitation constitutionnelle des pouvoirs des agents publics (ça sert à rien une justice indépendante si de jure le gouvernement a le droit de faire tout ce qu’il veut)
- un droit administratif clair (ça sert à rien une justice indépendante si tu captes pas que le fonctionnaire en face de toi est en train de violer tes droits)
- des garanties d’isonomie et de stabilité de la loi (ça sert à rien une justice indépendante s’il suffit de la signature de deux personnes un peu haut placées pour que la protection que t’accordait le système judiciaire disparaît)
Mine de rien, on est en train de lister les exigences du libéralisme classique ;)
> mare des proc nommés par le président
Heu, non, les procureurs sont supposés représenter l’intérêt public, c’est donc bien du ressort du gouvernement, en tout cas dans le système républicain.