Non, du tout, tu n’as pas compris mon raisonnement, ne t’attache pas tant à mon exemple qu’à mon argument. Toutefois je vais essayer d’éclaircir en continuant l’exemple : ton ouvrier veut son salaire pour pouvoir acheter son pain durant le mois qui suit, grosso modo. Le pain est fourni par le boulanger, pain qui a nécessité au début un travail manuel, mais qui, grâce à l’ouvrier pourra bénéficier d’une mécanisation : directement profitable au boulanger. Un société sans capitale, utopique, je te l’accorde, verrait alors un boulanger qui va accepter de donner gratuitement à X % d’ouvrier leur pain quotidien pour que ceux-ci travaillent sur une machine qui puisse augmenter le rendement de la chaîne de production du pain en amont. Avec un capital : le boulanger ne va pas accepter de donner du pain à ces X %, il va pouvoir mettre de côté, quand il aura suffisamment d’argent il va investir dans un four, avec la demande les X % d’ouvriers vont se mettre à produire un four, etc. Dans la pratique : le boulanger demande un prêt à sa banque, prêt qui sera en partie porté par le capital (c.-à-d. l’argent qu’elle a dans les coffres) et par ce que tu as appelé « l’argent inexistant », car je crois savoir que les banques n’ont pas autant d’argent dans les coffres que ce qu’elles prêtent effectivement, cet argent là n’est qu’une abstraction pour faire que l’économie fonctionne, et ce sans capital ! Donc, cet argent n’existe pas réellement, il permet juste de fluidifier les échanges. L’important est juste qu’à la fin de l’exercice la colonne des + soit égale à la colonne des − et on a fait exactement ce que je décris plus haut à propos du boulanger.
Voilà, comme je l’ai dit je n’ai pas de formation d’économie, alors vous avez le droit de dire que ce ne sont que des conneries, du moins c’est l’explication que j’ai d’une économie sans capitale, qui est, je le crois profondément, possible.
[^] # Re: Banques
Posté par nicolas . En réponse au journal Éloge du don. Évalué à 3.
Voilà, comme je l’ai dit je n’ai pas de formation d’économie, alors vous avez le droit de dire que ce ne sont que des conneries, du moins c’est l’explication que j’ai d’une économie sans capitale, qui est, je le crois profondément, possible.