> Le terme "spéculateur" n'est peut-être pas exact.
Effectivement. On appelle ça un rentier, « celui qui vit de ses rentes ».
> Ou alors, Lavoisier s'est trompé.
Non. C’est toi qui t’est planté.
La richesse ne préexiste pas, elle se créée. Désolé si j’enfonce des portes ouvertes.
Pour créer de la richesse, il faut deux choses, en quantité variable : du capital, et du travail.
Quand tu pèches à main nue, tu produis de la richesse à l’aide de ton seul travail.
Une chaîne de production entièrement automatisée produit de la richesse à l’aide de seul capital.
En pratique, dans l’industrie, capital et travail se mêlent pour produire de la richesse.
Dans le jargon marxiste, un prolétaire c’est quelqu’un qui ne vit que de son travail.
Un rentier est quelqu’un qui ne vit que de son capital.
Pour la grande majorité des gens, les revenus se composent de travail (ton salaire) et de capital (les intérêts ton livret d’épargne. Oui, tu es en partie un salaud de rentier qui encule les travailleurs).
Un rentier est donc quelqu’un qui vit des revenus de son capital. Il faut donc que son capital soit productif, donc produise de la richesse. Donc oui, un rentier produit de la richesse. Comment ? En investissant son capital.
Par exemple, un boulanger produit chaque jour, actuellement, 1 tonne de pain. Le rentier lui fournit alors le capital pour acheter un four plus gros lui permettant de produire 1 tonne 100 kg (soit à l’aide d’un prêt à intérêt, soit un prêt obligataire, soit par un système d’actionnariat. C’est un peu plus compliqué aujourd’hui : le rentier passe par des intermédiaires, banques ou fonds de pension qui cherchent les investissements les plus productifs — et prennent leur commissions au passage —, mais l’effet final estle même). En rémunération, le rentier reçoit les 50 kg de pain dont tu te plains. Ce qui fait 50 kg de pain en plus pour les travailleurs. Comment sait-on qu’il n’a pas pris les 100 kg pour lui ? simple : dans le cas contraire, le boulanger n’aurait eu aucun intérêt à utiliser ce capital.
tl;dr : un rentier ne reçoit un revenu que dans la mesure (mais pas proportionnellement) où il créé de la richesse, disponible pour « les travailleurs ».
(oui, c’est une version un peu simplifiée de la réalité, mais si tu veux une version plus réaliste prenant en compte les erreurs d’appréciation des acteurs par exemple, il va falloir ouvrir un livre d’économie, mon pavé de texte est suffisamment lourd comme ça :))
[^] # Re: Banques
Posté par Moonz . En réponse au journal Éloge du don. Évalué à 6.
Effectivement. On appelle ça un rentier, « celui qui vit de ses rentes ».
> Ou alors, Lavoisier s'est trompé.
Non. C’est toi qui t’est planté.
La richesse ne préexiste pas, elle se créée. Désolé si j’enfonce des portes ouvertes.
Pour créer de la richesse, il faut deux choses, en quantité variable : du capital, et du travail.
Quand tu pèches à main nue, tu produis de la richesse à l’aide de ton seul travail.
Une chaîne de production entièrement automatisée produit de la richesse à l’aide de seul capital.
En pratique, dans l’industrie, capital et travail se mêlent pour produire de la richesse.
Dans le jargon marxiste, un prolétaire c’est quelqu’un qui ne vit que de son travail.
Un rentier est quelqu’un qui ne vit que de son capital.
Pour la grande majorité des gens, les revenus se composent de travail (ton salaire) et de capital (les intérêts ton livret d’épargne. Oui, tu es en partie un salaud de rentier qui encule les travailleurs).
Un rentier est donc quelqu’un qui vit des revenus de son capital. Il faut donc que son capital soit productif, donc produise de la richesse. Donc oui, un rentier produit de la richesse. Comment ? En investissant son capital.
Par exemple, un boulanger produit chaque jour, actuellement, 1 tonne de pain. Le rentier lui fournit alors le capital pour acheter un four plus gros lui permettant de produire 1 tonne 100 kg (soit à l’aide d’un prêt à intérêt, soit un prêt obligataire, soit par un système d’actionnariat. C’est un peu plus compliqué aujourd’hui : le rentier passe par des intermédiaires, banques ou fonds de pension qui cherchent les investissements les plus productifs — et prennent leur commissions au passage —, mais l’effet final estle même). En rémunération, le rentier reçoit les 50 kg de pain dont tu te plains. Ce qui fait 50 kg de pain en plus pour les travailleurs. Comment sait-on qu’il n’a pas pris les 100 kg pour lui ? simple : dans le cas contraire, le boulanger n’aurait eu aucun intérêt à utiliser ce capital.
tl;dr : un rentier ne reçoit un revenu que dans la mesure (mais pas proportionnellement) où il créé de la richesse, disponible pour « les travailleurs ».
(oui, c’est une version un peu simplifiée de la réalité, mais si tu veux une version plus réaliste prenant en compte les erreurs d’appréciation des acteurs par exemple, il va falloir ouvrir un livre d’économie, mon pavé de texte est suffisamment lourd comme ça :))