oui c'est clair, mais ca explique, par exemple, le vote hadopi.
La problématique de fond, c'est que de plus en plus, les élus font des lois très spécifiques plutôt que de faire des lois générales qui seront appliquées (et donc interprétées) par un juge qui écoutera les 2 parties en présence et qui jugera sur un cas particulier.
Ainsi une loi qui dit "tu ne tueras pas" arrive à gérer en même temps le cas du simple meurtre et celui de l'euthanasie active/passive. C'est le juge qui prendra une décision au vu du dossier. Par exemple si celui qui a demandé la non continuation de la perfusion est celui qui cherche depuis 2 ans à palper l'héritage, cela fera un indice qu'il prendra en compte.
Mais si tu fais une loi sur l'euthanasie, tu vas devoir poser des principes qui s'imposeront aux juges. (et donc augmenter l'emprise pouvoir législatif sur le pouvoir judiciaire). Ce faisant, tu vas devoir tomber dans des considérations techniques pointues : est-ce qu'une perfusion de magnésium est un acte d'euthanasie ? à partir de quelle dose ? pour quel type de patient ? etc.... Dans ce cas il FAUT que les groupes de réflexion/travail soient menés par des gens compétents qui connaissent le sujet traités.
C'est en ce sens que la "dérive" actuelle fait peur : des lois de plus en plus nombreuses, sur de plus en plus de sujet, de plus en plus techniques par des gens qui en connaissent de moins en moins, et donc plus sensibles à la manipulation, manipulation plus facile pour les groupes qui ont du fric (et du temps) statistiquement moins enclin au bisounoursisme.
[^] # Re: la critique est facile, l'orthographe est difficile.
Posté par hervé Couvelard . En réponse au journal Compétences de nos très^W trop chers représentants politiques. Évalué à 7.
La problématique de fond, c'est que de plus en plus, les élus font des lois très spécifiques plutôt que de faire des lois générales qui seront appliquées (et donc interprétées) par un juge qui écoutera les 2 parties en présence et qui jugera sur un cas particulier.
Ainsi une loi qui dit "tu ne tueras pas" arrive à gérer en même temps le cas du simple meurtre et celui de l'euthanasie active/passive. C'est le juge qui prendra une décision au vu du dossier. Par exemple si celui qui a demandé la non continuation de la perfusion est celui qui cherche depuis 2 ans à palper l'héritage, cela fera un indice qu'il prendra en compte.
Mais si tu fais une loi sur l'euthanasie, tu vas devoir poser des principes qui s'imposeront aux juges. (et donc augmenter l'emprise pouvoir législatif sur le pouvoir judiciaire). Ce faisant, tu vas devoir tomber dans des considérations techniques pointues : est-ce qu'une perfusion de magnésium est un acte d'euthanasie ? à partir de quelle dose ? pour quel type de patient ? etc.... Dans ce cas il FAUT que les groupes de réflexion/travail soient menés par des gens compétents qui connaissent le sujet traités.
C'est en ce sens que la "dérive" actuelle fait peur : des lois de plus en plus nombreuses, sur de plus en plus de sujet, de plus en plus techniques par des gens qui en connaissent de moins en moins, et donc plus sensibles à la manipulation, manipulation plus facile pour les groupes qui ont du fric (et du temps) statistiquement moins enclin au bisounoursisme.