Une petite mise en perspective, en reprenant ce que tu as dit avant.
C'est là, normalement, que le rôle des distributions serait majeur : proposer l'intégration de briques éprouvées. C'est également là la limite du "tout en amont", pour quiconque n'en ayant pas vraiment les moyens.
Que KDE n'ai pas les moyens de maintenir la branche 3 pendant le développement de la branche 4 est regrettable, certes. Mais qu'ils sclérosent leur projet pour répondre à ce besoin de marché est un non-sens. Le projet, celui ci ou un autre, doit avancer. L'évolution est plus importante pour eux, et pour les utilisateurs à terme, que le maintien. Ce rôle devrait être dévolu aux distributions.
C'est ce que fait Debian.
C'est également ce que fait Redhat. (en faisant bien le distingo fedora/redhat...)
Pour les autres distributions, c'est bien plus difficile de le réaliser. Elles ont souvent fait le choix de céder aux sirènes des utilisateurs. Ces derniers, contrairement au "marché du proprio" est au courant que machin-version-x vient de "sortir" et n'admet pas toujours que la version-x n'est pas encore faite pour lui. Ce flou est parfois nécessaire afin de montrer que contrairement au marché proprio il est possible aussi de prendre cet escalier... Important parfois de proposer du "bleeding edge" sens développeurs aux utilisateurs afin d'avoir une masse de retour suffisante. C'est là que des distributions comme Fedora, et unstable chez Debian, entrent en jeu.
Tu le sais tout ça, depuis + longtemps que moi.
C'est donc là où je rejoins tes propos sur les distributions "mostly useless". Celles qui font croire que c'est stable et qu'elle sont destinées au grand public alors que cela ne peux pas être le cas. Elles se gourrent (volontairement ou pas, j'en sais rien) et entretiennent la confusion entre "pour mr michu" et "pour contrib". Parfois en bien, car ainsi elle participe parfois à augmenter la masse de retours pour le projet en amont. Mais elles le font au détriment de leur coeur de cible déclaré.
Bref, si le manque de moyens est un élément fondamental, force est de constater que cela avance quant même (pas assez vite au goût de certains), et cela avance en terme de fonctionnalités et de qualité. Ce n'est pas la seule variable d'ajustement, donc.
A noter que Ubuntu a choisi un chemin légèrement différent : celui de proposer leurs développements finaux basés sur des briques existantes. Canonical n'ayant pas les moyens d'être "tout en amont" encore aujourd'hui, ils ont trouvés là une bonne méthode pour ne pas blesser leur utilisateurs michu : Ils n'entendront jamais "gnome shell de gnome 3 c'est pourri" car ils évitent soigeneusement cette délicate étape à leur utilisateurs. Bref un chemin différent de Debian et Fedora, mais parfaitement adapté à ce qu'ils peuvent faire, concrêtement, aujourdh'ui.
Si on écoute trop les développeurs, on atteinds jamais "la maturité" : il reste toujours à faire.
Si on écoute trop les utilisateurs, on prends toujours une version instable car ils savent que version-x est "sortie".
Bref, il manque une volonté affichée de la part d'une distribution grand public de dire "ok on fige et on maintien". J'ai jamais vu un client raler après Redhat parceque son Gnome était un peu vieillot ... Il est stable, maintenu, sécurisé. Et les updates matériels, ce qui est réellement important, sont réalisés.
C'est le rubicon du logiciel libre :
Comment proposer du réellement michu-proof, tout en continuant d'être un tremplin, respectable et respecté, à contributions ? Redhat a répondu a cette question il y a longtemps, avec Fedora. A un moment où un autre il faudra bien se dire que l'évolution des contributeurs ne suivra plus l'évolution des utilisateurs en terme de nombre, et qu'il n'est pas possible de transformer tout utilisateur en contributeur. Canonical a trouvé sa réponse, en fonction de ses possibilités, aussi.
Même question, mais posée sous un autre angle : comment continuer à assurer une telle vitesse de développement et de déploiement tout en ayant une vraie politique de maintien, du point de vue système ?
En conclusion, manque de moyens, oui, certainement. Mais ce n'est pas en en mettant plus sur le développement qu'on trouvera une réponse. Cela c'est juste indispensable pour le développement lui même ("juste" ;) ). On aurait alors simplement plus de développements plus vite, mais toujours pas le maintien nécessaire à une distribution "michu proof". Enfin, KDE pour reprendre ton exemple, suit un rythme correctif actuellement. Il y a donc il me semble une fenêtre de tir commune entre projet et distribution, en ce moment.
[^] # Re: faut arrêter de s'accaparer le projet fait par les autres
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Ubuntu abandonne X pour Wayland. Évalué à 5.
C'est là, normalement, que le rôle des distributions serait majeur : proposer l'intégration de briques éprouvées. C'est également là la limite du "tout en amont", pour quiconque n'en ayant pas vraiment les moyens.
Que KDE n'ai pas les moyens de maintenir la branche 3 pendant le développement de la branche 4 est regrettable, certes. Mais qu'ils sclérosent leur projet pour répondre à ce besoin de marché est un non-sens. Le projet, celui ci ou un autre, doit avancer. L'évolution est plus importante pour eux, et pour les utilisateurs à terme, que le maintien. Ce rôle devrait être dévolu aux distributions.
C'est ce que fait Debian.
C'est également ce que fait Redhat. (en faisant bien le distingo fedora/redhat...)
Pour les autres distributions, c'est bien plus difficile de le réaliser. Elles ont souvent fait le choix de céder aux sirènes des utilisateurs. Ces derniers, contrairement au "marché du proprio" est au courant que machin-version-x vient de "sortir" et n'admet pas toujours que la version-x n'est pas encore faite pour lui. Ce flou est parfois nécessaire afin de montrer que contrairement au marché proprio il est possible aussi de prendre cet escalier... Important parfois de proposer du "bleeding edge" sens développeurs aux utilisateurs afin d'avoir une masse de retour suffisante. C'est là que des distributions comme Fedora, et unstable chez Debian, entrent en jeu.
Tu le sais tout ça, depuis + longtemps que moi.
C'est donc là où je rejoins tes propos sur les distributions "mostly useless". Celles qui font croire que c'est stable et qu'elle sont destinées au grand public alors que cela ne peux pas être le cas. Elles se gourrent (volontairement ou pas, j'en sais rien) et entretiennent la confusion entre "pour mr michu" et "pour contrib". Parfois en bien, car ainsi elle participe parfois à augmenter la masse de retours pour le projet en amont. Mais elles le font au détriment de leur coeur de cible déclaré.
Bref, si le manque de moyens est un élément fondamental, force est de constater que cela avance quant même (pas assez vite au goût de certains), et cela avance en terme de fonctionnalités et de qualité. Ce n'est pas la seule variable d'ajustement, donc.
A noter que Ubuntu a choisi un chemin légèrement différent : celui de proposer leurs développements finaux basés sur des briques existantes. Canonical n'ayant pas les moyens d'être "tout en amont" encore aujourd'hui, ils ont trouvés là une bonne méthode pour ne pas blesser leur utilisateurs michu : Ils n'entendront jamais "gnome shell de gnome 3 c'est pourri" car ils évitent soigeneusement cette délicate étape à leur utilisateurs. Bref un chemin différent de Debian et Fedora, mais parfaitement adapté à ce qu'ils peuvent faire, concrêtement, aujourdh'ui.
Si on écoute trop les développeurs, on atteinds jamais "la maturité" : il reste toujours à faire.
Si on écoute trop les utilisateurs, on prends toujours une version instable car ils savent que version-x est "sortie".
Bref, il manque une volonté affichée de la part d'une distribution grand public de dire "ok on fige et on maintien". J'ai jamais vu un client raler après Redhat parceque son Gnome était un peu vieillot ... Il est stable, maintenu, sécurisé. Et les updates matériels, ce qui est réellement important, sont réalisés.
C'est le rubicon du logiciel libre :
Comment proposer du réellement michu-proof, tout en continuant d'être un tremplin, respectable et respecté, à contributions ? Redhat a répondu a cette question il y a longtemps, avec Fedora. A un moment où un autre il faudra bien se dire que l'évolution des contributeurs ne suivra plus l'évolution des utilisateurs en terme de nombre, et qu'il n'est pas possible de transformer tout utilisateur en contributeur. Canonical a trouvé sa réponse, en fonction de ses possibilités, aussi.
Même question, mais posée sous un autre angle : comment continuer à assurer une telle vitesse de développement et de déploiement tout en ayant une vraie politique de maintien, du point de vue système ?
En conclusion, manque de moyens, oui, certainement. Mais ce n'est pas en en mettant plus sur le développement qu'on trouvera une réponse. Cela c'est juste indispensable pour le développement lui même ("juste" ;) ). On aurait alors simplement plus de développements plus vite, mais toujours pas le maintien nécessaire à une distribution "michu proof". Enfin, KDE pour reprendre ton exemple, suit un rythme correctif actuellement. Il y a donc il me semble une fenêtre de tir commune entre projet et distribution, en ce moment.