D'autre part, il faut rappeler un fait, c'est que ce sont les PME, les TPE et les artisans qui font vivre la France. Ni l'Etat ni les industriels ni les multinationales.
Ça fait un peu poujadiste comme affirmation. Tu oublies les salariés (y compris des grandes entreprises), les fonctionnaires... eux aussi font vivre la France.
Enfin, il va falloir se défaire de cette idée comme quoi la concurrence pure et libre et non faussée est source de richesse et d'innovation. C'est une idée totalement utopique. Dans les faits, la concurrence se finira toujours avec quelques gros qui boufferont les plus petits, ou qui finiront par une entente entre eux.
Un monopole n'a rien d'un gros mot, il peut même s'agir d'un très bon mode de fonctionnement, pourvu qu'il s'agisse d'un monopole public dont le fonctionnement est transparent. D'un point de vue économique, la mutualisation est également nettement moins coûteuse que d'avoir des dizaines de petites boîtes qui refont la même chose chacune dans leur coin.
On cites toujours Free, mais s'ils ont pu proposer Internet et le triple-play à 30 euros par mois, c'est pas grâce à la magie de la concurrence, c'est surtout parce qu'ils ont pu profiter d'un réseau téléphonique public bien développé (OK, tu parles de nationaliser le réseau, c'est un peu l'idée). Mais rien ne dit qu'un FAI public n'aurait pas pu le faire, au contraire.
[^] # Re: Pour un autre capitalisme
Posté par Moogle . En réponse au journal Programme partagé. Évalué à 4.
Ça fait un peu poujadiste comme affirmation. Tu oublies les salariés (y compris des grandes entreprises), les fonctionnaires... eux aussi font vivre la France.
Enfin, il va falloir se défaire de cette idée comme quoi la concurrence pure et libre et non faussée est source de richesse et d'innovation. C'est une idée totalement utopique. Dans les faits, la concurrence se finira toujours avec quelques gros qui boufferont les plus petits, ou qui finiront par une entente entre eux.
Un monopole n'a rien d'un gros mot, il peut même s'agir d'un très bon mode de fonctionnement, pourvu qu'il s'agisse d'un monopole public dont le fonctionnement est transparent. D'un point de vue économique, la mutualisation est également nettement moins coûteuse que d'avoir des dizaines de petites boîtes qui refont la même chose chacune dans leur coin.
On cites toujours Free, mais s'ils ont pu proposer Internet et le triple-play à 30 euros par mois, c'est pas grâce à la magie de la concurrence, c'est surtout parce qu'ils ont pu profiter d'un réseau téléphonique public bien développé (OK, tu parles de nationaliser le réseau, c'est un peu l'idée). Mais rien ne dit qu'un FAI public n'aurait pas pu le faire, au contraire.