Comme vous pouvez le voir, il y a des responsables attachés à chaque fiche. Ces responsables ont la tâche de scruter les fiches pour voir les changements qui y sont faits et de les rapporter. Je vous en parle parce que je suis responsable pour les fiches 19, 57 et 58. J'ai d'ailleurs indirectement participé à leur écriture : au départ, j'avais proposé un (long) texte qui a été scindé et remodeler pour rentrer dans le format fiche. Du coup, on a perdu quelques arguments et quelques détails au passage.
En tout cas, si vous avez des questions, je suis prêt à y répondre.
Et je vais répondre sur deux questions qui reviennent souvent : comment on finance ? comment on fait par rapport à l'Europe ?
Comment on finance ? Simple, comme expliqué succinctement par quelqu'un, on change l'argent de poche. Faut arrêter de croire que la France est un pays du Tiers-monde, c'est un des pays les plus riche du monde alors de l'argent il y en a, il suffit de mieux l'utiliser et de mieux le partager. Alors pour les paranoïaques qui voit le retour de Staline dans la moindre mesure de gauche, ça ne veut pas dire qu'on tue tous les riches, ça veut dire qu'on leur fait payer plus d'impôts et s'ils veulent s'en aller (autre argument bidon de la droite), il y a des lois contre l'évasion fiscale et de toute façon, nous n'avons pas besoin d'eux, la richesse, ce n'est pas eux qui la crée, ce sont tous les ingénieurs et ouvriers qui travaillent en France. Je rappelle qu'un pays bien connu pour son penchant communiste, les États-Unis, avait une tranche supérieur de l'impôt qui taxait à hauteur de 90% du revenu jusque dans les années 80, avant que Reagan n'arrive. Donc c'est possible et c'est ce qu'on fera. Depuis le début des années 80, ce sont 10 points de PIB qui sont passés des poches des salariés dans les poches des actionnaires. Ça représente tout de même 195 milliards par an. Donc de l'argent, en voilà, on sait où il est, il reste à aller le chercher via l'impôt, via des taxes sur les revenus financiers (qui sont moins taxés que les revenus du travail, donc on peut aligner sans passer pour des salauds de communiste qui volent les riches). Avec ça, il n'y a plus de problème des retraites, et il y a même du surplus pour faire plein d'autres choses, des services publics par exemple.
Comment on fait par rapport à l'Europe ? Et bien, on fait ce qu'on n'a pas fait pour le TCE, on ne se couche pas devant les desiderata des libéraux. Quand un peuple, qui est en passe de devenir le premier d'Europe en terme de population, décide qu'un truc ne lui convient pas, le moins qu'on puisse faire, c'est de l'écouter. Après, il ne faut pas s'étonner que les gens n'aillent plus voter (voir les chiffres de l'abstention qui montent en flèche depuis 2005). Ce qui me permet de répondre en même temps à la question "comment on fait pour donner le pouvoir au peuple ?" et bien on introduit plein de mécanismes de contrôle dans les institutions et dans les services publics pour pas que ça parte en sucette, et on fait voter plus souvent que maintenant sur tous les sujets de société importants et on met un référundum révocatoire à mi-mandat. Si le peuple écrit lui-même sa Constitution (principe d'une constituante) alors on peut y mettre ce que l'on veut et notamment tout ce contrôle qui n'existe pas. Ce qui permet alors de répondre à la question initiale : avec le pouvoir au peuple, si le peuple décide, on l'écoute. Et l'Europe doit alors traiter le problème, en revoyant ce qui ne convient pas, en renégociant certains aspects, on n'est pas des boeufs, on peut s'asseoir autour d'une table et discuter. Et si ce n'est pas possible, il reste la solution anglaise (pays communiste par excellence) : l'opt-out, c'est-à-dire qu'on décide qu'une partie du Traité ne s'applique pas sur le territoire français parce que le peuple en a décidé ainsi et que, jusqu'à preuve du contraire, dans une démocratie, c'est lui qui est souverain.
Et non, ce n'est pas rêver que de dire ça, ça s'est passé comme ça dans pas mal de pays latino-américain (Vénézuela, Bolivie, Équateur) et ça marche très bien, le peuple en est très content. Pour ceux qui croient que le Vénézuela est dirigé par un dictateur (Hugo Chavez), il a introduit le référundum révocatoire dans la nouvelle constitution (fait par une assemblée constituante). Du coup, il se le prend à chaque fois (parce que les conditions pour y être soumis ne sont pas irréalistes) et il n'a jamais été désavoué par ceux qui l'avaient élu (sans pour autant avoir des scores de république bananière, il passe autour de 60%). La seule élection qu'il a perdu, c'était une modification de la constitution qui lui aurait donné plus de pouvoir, les gens ont dit non, il n'a pas modifié la constitution. Et je ne parle pas du programme qu'il a mis en place (gratuité de la santé, gratuité de l'éducation accessible à tout le monde), ni des résultats (baisse de 75% de l'extrême pauvreté) et tout ça, en utilisant l'argent qu'il avait à sa disposition : celui du pétrole et en particulier de la companie nationale de pétrole (elle était déjà nationale avant qu'il n'arrive au pouvoir). C'est ça le modèle (qu'il faudra adapter) de révolution citoyenne que le Front de Gauche et en particulier le Parti de Gauche défend.
# Programme partagé
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Programme partagé. Évalué à 5.
En tout cas, si vous avez des questions, je suis prêt à y répondre.
Et je vais répondre sur deux questions qui reviennent souvent : comment on finance ? comment on fait par rapport à l'Europe ?
Comment on finance ? Simple, comme expliqué succinctement par quelqu'un, on change l'argent de poche. Faut arrêter de croire que la France est un pays du Tiers-monde, c'est un des pays les plus riche du monde alors de l'argent il y en a, il suffit de mieux l'utiliser et de mieux le partager. Alors pour les paranoïaques qui voit le retour de Staline dans la moindre mesure de gauche, ça ne veut pas dire qu'on tue tous les riches, ça veut dire qu'on leur fait payer plus d'impôts et s'ils veulent s'en aller (autre argument bidon de la droite), il y a des lois contre l'évasion fiscale et de toute façon, nous n'avons pas besoin d'eux, la richesse, ce n'est pas eux qui la crée, ce sont tous les ingénieurs et ouvriers qui travaillent en France. Je rappelle qu'un pays bien connu pour son penchant communiste, les États-Unis, avait une tranche supérieur de l'impôt qui taxait à hauteur de 90% du revenu jusque dans les années 80, avant que Reagan n'arrive. Donc c'est possible et c'est ce qu'on fera. Depuis le début des années 80, ce sont 10 points de PIB qui sont passés des poches des salariés dans les poches des actionnaires. Ça représente tout de même 195 milliards par an. Donc de l'argent, en voilà, on sait où il est, il reste à aller le chercher via l'impôt, via des taxes sur les revenus financiers (qui sont moins taxés que les revenus du travail, donc on peut aligner sans passer pour des salauds de communiste qui volent les riches). Avec ça, il n'y a plus de problème des retraites, et il y a même du surplus pour faire plein d'autres choses, des services publics par exemple.
Comment on fait par rapport à l'Europe ? Et bien, on fait ce qu'on n'a pas fait pour le TCE, on ne se couche pas devant les desiderata des libéraux. Quand un peuple, qui est en passe de devenir le premier d'Europe en terme de population, décide qu'un truc ne lui convient pas, le moins qu'on puisse faire, c'est de l'écouter. Après, il ne faut pas s'étonner que les gens n'aillent plus voter (voir les chiffres de l'abstention qui montent en flèche depuis 2005). Ce qui me permet de répondre en même temps à la question "comment on fait pour donner le pouvoir au peuple ?" et bien on introduit plein de mécanismes de contrôle dans les institutions et dans les services publics pour pas que ça parte en sucette, et on fait voter plus souvent que maintenant sur tous les sujets de société importants et on met un référundum révocatoire à mi-mandat. Si le peuple écrit lui-même sa Constitution (principe d'une constituante) alors on peut y mettre ce que l'on veut et notamment tout ce contrôle qui n'existe pas. Ce qui permet alors de répondre à la question initiale : avec le pouvoir au peuple, si le peuple décide, on l'écoute. Et l'Europe doit alors traiter le problème, en revoyant ce qui ne convient pas, en renégociant certains aspects, on n'est pas des boeufs, on peut s'asseoir autour d'une table et discuter. Et si ce n'est pas possible, il reste la solution anglaise (pays communiste par excellence) : l'opt-out, c'est-à-dire qu'on décide qu'une partie du Traité ne s'applique pas sur le territoire français parce que le peuple en a décidé ainsi et que, jusqu'à preuve du contraire, dans une démocratie, c'est lui qui est souverain.
Et non, ce n'est pas rêver que de dire ça, ça s'est passé comme ça dans pas mal de pays latino-américain (Vénézuela, Bolivie, Équateur) et ça marche très bien, le peuple en est très content. Pour ceux qui croient que le Vénézuela est dirigé par un dictateur (Hugo Chavez), il a introduit le référundum révocatoire dans la nouvelle constitution (fait par une assemblée constituante). Du coup, il se le prend à chaque fois (parce que les conditions pour y être soumis ne sont pas irréalistes) et il n'a jamais été désavoué par ceux qui l'avaient élu (sans pour autant avoir des scores de république bananière, il passe autour de 60%). La seule élection qu'il a perdu, c'était une modification de la constitution qui lui aurait donné plus de pouvoir, les gens ont dit non, il n'a pas modifié la constitution. Et je ne parle pas du programme qu'il a mis en place (gratuité de la santé, gratuité de l'éducation accessible à tout le monde), ni des résultats (baisse de 75% de l'extrême pauvreté) et tout ça, en utilisant l'argent qu'il avait à sa disposition : celui du pétrole et en particulier de la companie nationale de pétrole (elle était déjà nationale avant qu'il n'arrive au pouvoir). C'est ça le modèle (qu'il faudra adapter) de révolution citoyenne que le Front de Gauche et en particulier le Parti de Gauche défend.
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