• [^] # Re: appelons un chat un chat

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Eloge du vol. Évalué à 1.

    Je suis désolé, mais ça reste quand même assez vague et plein d'interprétation.

    Tu dis "Le droit d’auteur n’est pas issu d’une quelconque « moralité » (ça c’est pour le premier commentaire du fil), mais dans le but pragmatique de favoriser la création et la diffusion culturelle.

    Ca, c'est toi qui le dit. Et même si c'est sûrement vrai (voir l'anecdote de la création de la SACEM) ça ne m'empêchera pas de penser que c'est un manque qui a été réparé.
    Je trouve tout à fait légitime de rétribuer un artiste si il le demande dès lors qu'on veuille profiter de son oeuvre. Appelle-ça comme tu veux, le droit français concède donc un "droit d'exploitation", ça me va.
    Alors oui, elle ne lui appartient pas, mais il en tire de l'argent comme il le veut. Ce qui lui appartient c'est le droit d'en faire un profit financier. Ca te va mieux comme formulation ?
    J'insiste sur mon avis : je trouve ce droit parfaitement légitime.

    Au passage, les exceptions sur le droit d'auteur, elles sont minimes, je les trouves plutôt censées, et ça ne remet pas en cause le fait que l'auteur "fait ce qu'il veut de son oeuvre" (meme si j'ai toujours su qu'en effet, Johnny Hallyday ne pouvait pas m'empêcher d'écouter un de ses morceaux par exemple, puisqu'il me suffit d'aller acheter un de ces disques, ou de mettre la radio). Il peut refuser qu'elle aille sur une radio, qu'elle sorte en disque, il peut au contraire décider qu'elle soit gratuite, la donner à un musée etc.

    Quelqu’un qui accapare une ressource intellectuelle, dont la copie ne coûte rien : c’est totalement immoral.

    C'est là que nous ne sommes pas d'accord. Moi je fais quand même la part des choses. Une oeuvre artistique (allez, prenons un exemple concret : un morceau de rock, domaine que je connais le mieux) ne manquera pas à l'humanité si son auteur veut un peu d'argent en retour et en limite la diffusion. Faut pas déconner non plus.

    Je comprends que des sujets comme la brevetabilité du vivant relève du scandale pur et simple, mais ensuite, un tableau de Picasso ou un morceau d'AC/DC, c'est quand même hors de ce qu'on pourrait considérer comme le "patrimoine humain", c'est à dire un ensemble de connaissance publiques, disponible à volonté et sans restriction, pour le bien de cette humanité.

    En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.