Évidemment, quelques rares cas particuliers vendant des millions d'album peuvent vivre de leurs disques, mais c'est tellement marginal...
Justement, vivre de son métier d'artiste, ce n'est pas forcément vendre des millions de disques. Je pense qu'il y en a qui vendent des milliers de disques et qui "vivent" de leur métier. J'ai vu des reportages sur Arte je crois qui parlait de rappeurs new-yorkais qui vendaient leur propres disques produits dans des caves dans des studios, modestes mais qui assurent l'essentiel, avec des PC et des logiciels MAO. Ils font des petits concerts et vendent leur CDs aussi, CDs dont l'intégralité des recettes va dans la poche du rappeur. Ils se font une petite mais une bonne réputation dans le milieu underground et arrive à vivre de leur art, certains complètent leurs revenus avec un travail secondaire mais quel plaisir de faire de l'art (oui, le rap est un art, quoi qu'en disent les snobo-mélomanes).
Le problème du milieu culturel (musique, cinéma, théâtre, littérature) est que le gagne-pain n'est pas garanti par rapport à un emploi, même un emploi de base en industrie. Mais dans la vie, il faut savoir ce qu'on veut. Faire de l'art procure une liberté et un plaisir de travailler incomparables avec le travail au sens "contraintes et soumissions" sans parler de l'ennui et des relations socio-professionnelles qui peuvent être terribles.
Comme dans toute chose dans l'Univers, il y a des avantages et des inconvénients, l'homme n'est et ne sera jamais dieu, il lui faut donc trouver un compromis avec l'ordre des choses, c'est bien à cela qu'est censé servir sa supériorité intellectuelle, non ? Mais les grands artistes ont gagné beaucoup d'argent, beaucoup trop, les producteurs encore plus et tous le monde croit qu'un artiste est riche ou n'est pas artiste.
Alors oui, c'est un problème de mentalité, mais il faut que les mentalités changent et il faut qu'il y ait des faiseurs de tendance, des initiateurs qui vont probablement être sacrifié au changement. Il faut des casse-cou, des héros du changement pour entraîner petit à petit la masse vers ce qui est positif et ce qui sert l'intérêt général.
Dans tous les cas, rappelons-nous de ce que disais Sénèque le jeune "ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."
[^] # Re: appelons un chat un chat
Posté par marahi . En réponse au journal Eloge du vol. Évalué à 4.
Justement, vivre de son métier d'artiste, ce n'est pas forcément vendre des millions de disques. Je pense qu'il y en a qui vendent des milliers de disques et qui "vivent" de leur métier. J'ai vu des reportages sur Arte je crois qui parlait de rappeurs new-yorkais qui vendaient leur propres disques produits dans des caves dans des studios, modestes mais qui assurent l'essentiel, avec des PC et des logiciels MAO. Ils font des petits concerts et vendent leur CDs aussi, CDs dont l'intégralité des recettes va dans la poche du rappeur. Ils se font une petite mais une bonne réputation dans le milieu underground et arrive à vivre de leur art, certains complètent leurs revenus avec un travail secondaire mais quel plaisir de faire de l'art (oui, le rap est un art, quoi qu'en disent les snobo-mélomanes).
Le problème du milieu culturel (musique, cinéma, théâtre, littérature) est que le gagne-pain n'est pas garanti par rapport à un emploi, même un emploi de base en industrie. Mais dans la vie, il faut savoir ce qu'on veut. Faire de l'art procure une liberté et un plaisir de travailler incomparables avec le travail au sens "contraintes et soumissions" sans parler de l'ennui et des relations socio-professionnelles qui peuvent être terribles.
Comme dans toute chose dans l'Univers, il y a des avantages et des inconvénients, l'homme n'est et ne sera jamais dieu, il lui faut donc trouver un compromis avec l'ordre des choses, c'est bien à cela qu'est censé servir sa supériorité intellectuelle, non ? Mais les grands artistes ont gagné beaucoup d'argent, beaucoup trop, les producteurs encore plus et tous le monde croit qu'un artiste est riche ou n'est pas artiste.
Alors oui, c'est un problème de mentalité, mais il faut que les mentalités changent et il faut qu'il y ait des faiseurs de tendance, des initiateurs qui vont probablement être sacrifié au changement. Il faut des casse-cou, des héros du changement pour entraîner petit à petit la masse vers ce qui est positif et ce qui sert l'intérêt général.
Dans tous les cas, rappelons-nous de ce que disais Sénèque le jeune "ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."