• [^] # Re: appelons un chat un chat

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Eloge du vol. Évalué à 3.

    Entièrement d'accord avec ce que tu penses en 1. L'artiste fait ce que bon lui semble de son oeuvre, si il veut que les gens payent, ils doivent payer. C'est tout.
    Ceux qui sont pas jouasse, peuvent très bien aller voir ailleurs, il y a largement assez de création artistique gratuite disponible pour pouvoir faire valoir son "droit à la culture".

    Pour le point 2, le soucis c'est essentiellement les mentalités.

    Exercice : allez sur http://www.uncommonmenfrommars.net
    Ecoutez leur dernier album (c'est du punk-rock de très bonne facture). Vous avez tout l'album en écoute sur le site (oui, en Flash, mais un soucis à la fois svp). Si vous voulez acheter l'album, il y a un lien sur le site de marchandising, c'est 5,ドル plus 2.5€ de ports. Allez à un concert (ou passez par moi si vous habitez sur Toulouse) et vous ne paierez en effet que 5€.
    Bin le label, pour faire accepter ça, il se bat. Tout le temps. La preuve, allez sur Amazon, regardez le prix de ce même CD.
    Or ce style de vente va se compter en quelques milliers à tout casser. Pour un groupe qui fait 30 ou 40 dates par an, qui touche 2 à 3k€ par concert, ils ne vivent clairement pas grâce à la vente de disques.

    Par contre, en cherchant à se diffuser un max, ils assurent la communauté de leurs fans, ils se font de la pub, ils tentent de faire le plein à chaque concert etc...

    Définitivement, le disque n'est plus une finalité, il va se ranger au niveau d'un t-shirt par exemple : on aime l'artiste, on aime la collec, on se fait plaisir etc. Mais comme l'artiste n'a jamais vécu grâce à la vente de ses t-shirts, il ne vivra plus grâce à la vente de ses disques (si ça a déjà existé).

    Évidemment, quelques rares cas particuliers vendant des millions d'album peuvent vivre de leurs disques, mais c'est tellement marginal...

    En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.