• [^] # Re: Eux qu'on commencé

    Posté par . En réponse au journal Quand la dictature se dessine petit à petit.. Évalué à 10.

    Ce n'est jamais aussi simple que cela, cette vision bien manichéiste : Ce sont 2 choses différentes que tu compares. Il faudrait pour être plus juste prendre un peu de recul sur le monde des affaires et de la politiques.

    Normalement le monde politique devrait gérer le vivre ensemble et rétablir l'équilibre entre le fort et le faible : du coté des entreprises en cas de plein emploi (il est difficile de garder ses employés car on trouve facilement ailleurs) et du coté des salariés en cas de chômage important (ton contrat de travail n'est plus consenti 'librement' car le travail est rare.)

    La situation actuelle vient de la législation du plein emploi, les 30 glorieuses, la génération de nos parents : elle avantage beaucoup les employeurs qui ont des pouvoirs trop importants et le "contrat" de travail est devenu un contrat "d'adhésion" qui n'est plus un contrat consenti librement mais imposé : "c'est ça ou casses toi : il y en a plein derrière toi."

    Maintenant la politique à pris un virage que JE trouve dangereux : elle décide que c'est le marché qui doit régir le vivre ensemble, et les institutions politiques (les règles) n'ont pas été faites pour gérer ce type de cas, lorsque le politique à pris parti pour un camp. Tout le fond du problème vient de là et il n'y a aucun moyen démocratique et légal de faire revenir la balance vers un point d'équilibre.

    Lorsque le vote d'un point à l'assemblé de convient pas au nain-sident : on revote. Lorsqu'un référendum ne convient pas, on passe outre ; lorsque les parlementaires ne sont pas content, on enfume ; Lorsqu'une affaire arrive à remonter à la surface, on l'enterre. Lorsque les élus commence à dévier : on les rappelle à l'ordre, je ne sais pas si c'est vraiment une démocratie.

    A partir de ce moment là, il faut prendre acte de l'état de fait et décider en conscience de la conduite à tenir et tu n'arriveras pas à me faire croire que courber l'échine et ramper est une alternative intelligente et salvatrice. Regarde TOUS les cas de reprises des dernières années, c'est je prends l'oseille, je pressure et je me casse tout de même.

    Je crois que tu ne réalises pas que le monde à changé et que ce n'est même plus l'économie qui gouverne le monde des affaires mais la finance. Tout tourne autour de cela : même pour le particulier, le solaire par exemple : c'est devenu un "produit financier" comme un autre. Ton installation te coûte en gros 30 000 euros dont 20 000 euros en crédit d'impôts et subventions diverses. le reliquat t'es "prêté" par l'installateur qui se rembourse en encaissant la revente EDF pendant en gros 10 ans : propriétaire dans 10 ans d'un truc qui ne t'a pas coûté. Cela devrait être interdit.

    La reprise d'entreprise est aussi un marché financier : tu as un peu de cash, des bénéfices, tu reprends une entreprise en difficultés, tu intègres son passif, ça baisse tes impôts, tu prends des subventions, tu vasouilles un peu de temps et tu revends le matériels en laissant les gens sur le carreaux. : bénéfice net (sauf pour les salariés.)

    Tout le reste n'est que des exemples de cette inadéquation : hadopi, loppsi, acta, retraites. Si total devait payer réellement les 30% d'IS (au lieu des 8% avec le mécanismes des filiales, cela ferait 70 milliards par an : plus que le trou de la sécu et des retraites) : et rien que pour total. Il faut pressurer combien de salariés et de pme/tpe pour combler ces 70 milliards _par an_ ?

    Maintenant si tu trouves ton compte dans ce "vivre pas ensemble" très bien pour toi, je suis très content pour toi, mais peut être que tu peux réaliser que pour certains ils ne le veulent pas : et ce n'est pas seulement les 15 grévistes de la raffinerie d'alsace. C'est des millions de gens, qui sont dans la rue depuis quelques temps déjà. Maintenant TU peux décider que c'est la vie qui est comme cela et "kon ny peu rien", mais certains essayent de faire changer les choses avec le peu de moyens qu'ils ont, car je le rappelle, le combat politique n'est plus un moyen au changement car les institutions n'ont pas été conçue pour gérer un cas comme celui-ci. Et il n'y a pas de moyen de changer les institutions sans l'accord des politiques qui ne veulent pas de ce changement car ils sont tout puissants avec.

    ite missa est.