• [^] # Re: Ouaif

    Posté par . En réponse au journal Charité bien ordonnée commence par soi-même !. Évalué à 3.

    En même temps quand tu dis que la retraite par répartitions est soumis aux même aléas que la retraite par capitalisation quand l'aléa comprend la nationalisation de bien privé je me demande si c'est vraiment utile d'argumenter.

    La différence fondamentale qu'il y a entre les deux système, car les deux se basent sur un postulat que dans 40 ans il y aura toujours une économie, c'est que dans un cas tu fais confiance dans un état pour assurer ta retraite, qui dépense immédiatement ce qui est cotisé pour subvenir au besoin de retraité.

    L'autre est sensé faire fructifier l'argent placé, généralement en bourse. Et c'est là que ça se corse.
    * Les rentabilité souhaité nécessite des placement à court terme, néfaste pour l'économie.
    * Un gars peut se planter/tricher et faire perdre 5 milliards à ton fond de pension (à rattraper c'est rude quand tu n'es pas la soge .)
    * un gars peut se barrer avec la caisse (Enron, mais c'est pas le seul), on parles de millions ou milliards, la tête tourne vite.
    * si ta pension n'est pas calée sur l'inflation, tu risque de te faire enfler grave.
    * Même sans erreur une faillite peut arriver (les crises sont là pour le rappeler)

    Enfin en bref, pour qu'un état ne puisse pas assurer ta retraite par répartition c'est que ça va très mal; pour qu'un fond de pension ne puisse plus assurer ta retraite, y compris le capital versé, c'est juste un pas de chance qui sera loin d'être un cas isolé.

    Et dans le cas où tu as du bol et que tes fonds de pensions ont tenu jusqu'à ta retraite, le fait qu'ils soient soumis aux même contrainte que la retraite par répartition (pension promises), les forces, pour honorer leur contrats à exiger des niveaux de rentabilité supérieur à la croissance mondiale, et poussent les entreprises à fermer les branches pas assez rentable (car l'argent serait mieux placé ailleurs), elle font fermer les département R&D car ça coûte cher et n'est pas immédiatement rentable. Ces fonds de pensions se foutent royalement de la vie de l'entreprise dans dix ou quinze ans, leur sous seront ailleurs quand ces choix pèseront sur l'entreprise.

    Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent