• [^] # Re: Je suis probablement un peu paranoïaque mais il y a de quoi.

    Posté par . En réponse au journal Hadopi et effet de bord. Évalué à 5.

    En Espagne, comme en Suisse, les juges ont bizarrement considéré que des choses publiques étaient privées.

    En Espagne, ils assimilent le P2P à un échange privé. Pourtant, c'est un moyen de publication. Il n'y a aucune différence entre un fichier proposé depuis /var/www, et un fichier proposé depuis ~/.aMule/Incoming. Dans les deux cas, celui qui partage met à la disposition du monde entier le fichier, suffit de lui parler le bon protocole.

    Donc, faut croire qu'en Espagne, n'importe qui peut publier une oeuvre sans autorisation des ayants droits. Ou alors (plus probable), que les juges ont cru que le P2P était privé, ce qui n'est pas le cas.

    En Suisse, c'est la collecte d'adresses IP publiées par les utilisateurs qui est interdite. C'est un peu fort de café, quand même: les gens publient sur un réseau l'information "moi, depuis l'IP www.xxx.yyy.zzz, je partage ce fichier." Et on considère que relever cette adresse IP est une atteinte à la vie privée.
    Si Kevin me dit "Viens voir mon blog sur kevin.dyndns.org, je donne mon avis", est-ce que le fait de noter l'URL dans mes marques-pages est aussi une atteinte à sa vie privée, en Suisse?
    C'est une donnée publiée volontairement par les utilisateurs, et nécessaire au fonctionnement du système. Est-ce à dire que les utilisateurs de P2P se portent mutuellement atteinte à la vie privée?

    Apparemment, le baratin qui explique que le P2P est un échange privé (donc légal, tout ça) rencontre du succès. Dommage, c'est juste faux. C'est une publication.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.