• # 3 minutes à perdre (z'êtes pas obligés)...

    Posté par . En réponse au journal Insuccès de Linux sur le Desktop : les raisons ?. Évalué à 10.


    Ce journal n'a pas vocation à attirer les trolls, ...

    Heu... non, rien.


    ... mais d'avoir une discussion sur les raisons de l'insuccès de Linux sur les postes de travail et les ordinateurs personnels (portables ou non)

    Poser d'entrée de jeu son point de vue comme étant la réalité incontestable histoire de circonscrire la discussion dans le champ qu'on a choisi, je suis sûr que ce procédé rhétorique porte un nom...

    Je dis ça, parce que mon expérience à moi que j'ai, c'est que linux fonctionne du tonnerre sur mes postes de travail et perso.


    * Architecture Linux non adaptée à un usage personnel ou de bureau

    S'en suit une description de l'installation d'un driver de périphérique qui nécessite une recompilation du noyo.

    C'est vrai, des fois, ça craint : sur les 5 dernières années, j'ai dû le faire un ou deux fois pour des potes. Admettons...

    Suis-je le seul à penser que du point de vue logiciel (architecture si on veut employer des grands mots), il n'y a pas de différence avec ce qui se fait sous Windows, à savoir noyo-driver-matos ?

    Par contre, si on veut être honnête et objectif, il serait bon d'examiner comment et qui produit ces drivers, et avec quels moyens dans un cas, quels obstacles dans l'autre.
    Et d'imaginer ce que pourrait donner une concurrence saine et non faussée, à armes égales (specifications, someone ?)...


    * Manque d'applications grand public
    On ne le répétera jamais assez, le manque d'applications grand public, que l'on trouve dans les super marchés ou la FNAC par exemple, ...

    "Linux pas grand public" parce que "pas trouver de boite en supermarché" parce que ? Allez, un effort... : "linux pas grand public". CQFD.
    Ce genre d'argumentation aussi, ça porte un nom, mais j'arrive pas à m'en rappeler.


    ...les succédané de logiciels libres, souvent une pale copie qui se veut générique mais a qui il manque une finissions artistique, ne permettent pas de combler ce vide

    Il me semble que ce soit plutôt "succédanés de logiciels connus" que tu ai voulu dire.

    Tu dois avoir des besoins bien plus étendus et spécifiques que les miens, parce que pour ma part, point de "vide". Parfois, je dois faire quelques efforts, mais je ne me suis jamais retrouvé coincé. Cela dit, je l'admet, si l'unique effort que j'aurai été prêt à consentir, c'est sortir le porte-monnaie à la fnac, effectivement...

    Pour le reste, je laisse aux développeurs le soin de réagir à leur manière à ce que je considère comme un marque de mépris pour leur travail.


    * Promotion d'applications qui ne le méritent pas

    Quand c'est des marketeux payés à prix d'or, c'est cool, coco.
    Mais quand c'est un copain/collègue/cousin qui te dit :
    "Tu veux un traitement de texte potable ET garder ton bras droit ET pas être dans l'illégalité ? openoffice/koffice/etc..." Là, c'est nuuuuul.
    Je suis sûr qu'il y a une logique derrière, mais je la vois pas bien encore.


    * Le trop grand nombre de distributions
    La diversité c'est bien. La cohérence, c'est mieux. Et même si la LSB a tenté de mettre de l'ordre (pour éviter un UNIX 2), on en arrive à plus de 300 distributions, dont certaines sont, franchement, d'utilité plus qu'incertaine

    Encore un effort, j'en vois au fond qui n'ont pas encore été insultés.

    Sur le fond : je ne suis pas d'accord.
    Pour moi, la diversité est primordiale, c'est elle qui fait progresser. La cohérence n'est que souhaitable. Du coup, je trouve toujours curieux l'empressement de certain à accepter de laisser tomber la diversité dès que ça risque de manquer un peu de cohérence. Ça me rappelle un truc au sujet de la liberté et de la sécurité. Mais c'est une question de point de vue.


    Pourquoi ne pas se reposer sur une distribution corporate
    ...
    il manque un leader incontesté

    Je passe rapidement sur ce besoin curieux d'avoir toujours une autorité de référence à portée de vue.

    Je commence à percevoir une logique derrière tout ça. Dis moi si je me trompe :
    Tu appliques des schémas de pensée taillés pour le domaine propriétaire et la dualité marchand/consommateur au domaine du logiciel libre.

    En fait, le malentendu viens de là, je crois : Typiquement :
    - l'"utilité incertaine" : selon quels critères ?
    - "One OS to rule them all" : pour quoi faire exactement ?

    Pour ceux qui préfèrent ce modèle proprio : Live long and prosper.
    J'apprécierai cependant qu'on me laisse la liberté de pouvoir en choisir un autre.


    2011 : L'année de la mort de Linux sur les Desktop ?

    Comment dire... Sur les miens, et sur ceux de beaucoup de monde, non.

    Linux n'est pas un Windows-on-the-Desktop-killer ? Ça tombe bien, si j'ai bien tout suivi, c'est pas le but. On peut faire mieux ? sûrement. On essaye ? oui. Quitte à y perdre l'essentiel ? Si on me demande mon avis : c'est non.