Le fait est que tu ne sortiras pas de ce cercle :
- soit la loi Gayssot est justifiée par des principes généraux préexistants (la liberté est limitée par le droit d’autrui), et il faudra m’expliquer pourquoi elle ne se retrouve que dans un contexte ultra-limité
- soit elle est justifié par son caractère exceptionnel (ce qui est une façon bien étrange de la défendre) et dans ce cas il faudra que tu m’expliques à quoi servent les principes juridiques et comment tu limiteras l’arbitraire, puisque chaque circonstance est exceptionnelle. Pourquoi on a déclaré le principe de la liberté d’expression, si on peut s’asseoir dessus si on peut trouver une excuse vaguement crédible. À quoi il sert d’avoir une constitution si toute circonstance jugée exceptionnelle (jugée comme telle nécessairement par le pouvoir en place que la déclaration de principes vise à limiter) peut permettre de foutre aux orties les principes. Et quelle est la différence qualitative entre la démocratie constitutionnelle et la dictature si le pouvoir en place peut quand il le souhaite ignorer les limites posées par la constitution sous le prétexte fallacieux « les principes généraux ne sont pas applicables aux cas particuliers ».
[^] # Re: Mais merde à la fin
Posté par Moonz . En réponse au journal Délit d'opinion : 1 an de prison ferme. Évalué à 2.
- soit la loi Gayssot est justifiée par des principes généraux préexistants (la liberté est limitée par le droit d’autrui), et il faudra m’expliquer pourquoi elle ne se retrouve que dans un contexte ultra-limité
- soit elle est justifié par son caractère exceptionnel (ce qui est une façon bien étrange de la défendre) et dans ce cas il faudra que tu m’expliques à quoi servent les principes juridiques et comment tu limiteras l’arbitraire, puisque chaque circonstance est exceptionnelle. Pourquoi on a déclaré le principe de la liberté d’expression, si on peut s’asseoir dessus si on peut trouver une excuse vaguement crédible. À quoi il sert d’avoir une constitution si toute circonstance jugée exceptionnelle (jugée comme telle nécessairement par le pouvoir en place que la déclaration de principes vise à limiter) peut permettre de foutre aux orties les principes. Et quelle est la différence qualitative entre la démocratie constitutionnelle et la dictature si le pouvoir en place peut quand il le souhaite ignorer les limites posées par la constitution sous le prétexte fallacieux « les principes généraux ne sont pas applicables aux cas particuliers ».