>ce qui permet au paradigme de supplanter un autre ou de s'imposer, c'est les preuves par l'expérience entre autre bien sur.
Pour avoir lu Kuhn, chez lui ce qui convainc les scientifiques de changer d'opinion/théorie, ce n'est même pas l'accumulation d'expériences défavorables. Au contraire ils peuvent très bien perfectionner à outrance la théorie, quitte à la rendre très compliquée, pour pouvoir rendre compte de tous les cas particuliers.
Chez Popper, pour l'avoir aussi (mais pas non in extenso, bien sûr), l'expérience au sens de la mise à l'épreuve de la théorie fonctionne comme pierre de touche.
Chez Kuhn, les scientifiques remettent en cause les expériences qui foirent pour des tas de raisons (Là ça marche pas, mais généralement ça marche. Chez mon voisin ça marche. Si mon prof me dit que ça marche, c'est que ça marche. Peut-être que tels paramètres ont été ignorés, etc...) Bref, ils sont toujours prêts à trouver de nouveaux moyens d'essayer de faire en sorte que globalement, la théorie marche, et acceptent les marges d'erreurs expérimentales. Il n'a pas forcément de remodelage de la théorie dans sa globalité à chaque expérience ratée. Kuhn parle plutôt de théories comme de modèles expérimentaux.
Chez Popper, la théorie doit être réfutable, c'est à dire être construite de telle sorte qu'avec une seule expérience, on puisse déduire que la théorie est soit vraie, soit fausse. Son exemple est de dire (Il faut beau dehors:V/F). Les théories dont il parle sont plutôt des constructions logiquement consistantes pour être réfutables que des modèles adaptables aux cas particuliers.
[^] # Re: Mais merde à la fin
Posté par llaxe . En réponse au journal Délit d'opinion : 1 an de prison ferme. Évalué à 3.
Pour avoir lu Kuhn, chez lui ce qui convainc les scientifiques de changer d'opinion/théorie, ce n'est même pas l'accumulation d'expériences défavorables. Au contraire ils peuvent très bien perfectionner à outrance la théorie, quitte à la rendre très compliquée, pour pouvoir rendre compte de tous les cas particuliers.
Chez Popper, pour l'avoir aussi (mais pas non in extenso, bien sûr), l'expérience au sens de la mise à l'épreuve de la théorie fonctionne comme pierre de touche.
Chez Kuhn, les scientifiques remettent en cause les expériences qui foirent pour des tas de raisons (Là ça marche pas, mais généralement ça marche. Chez mon voisin ça marche. Si mon prof me dit que ça marche, c'est que ça marche. Peut-être que tels paramètres ont été ignorés, etc...) Bref, ils sont toujours prêts à trouver de nouveaux moyens d'essayer de faire en sorte que globalement, la théorie marche, et acceptent les marges d'erreurs expérimentales. Il n'a pas forcément de remodelage de la théorie dans sa globalité à chaque expérience ratée. Kuhn parle plutôt de théories comme de modèles expérimentaux.
Chez Popper, la théorie doit être réfutable, c'est à dire être construite de telle sorte qu'avec une seule expérience, on puisse déduire que la théorie est soit vraie, soit fausse. Son exemple est de dire (Il faut beau dehors:V/F). Les théories dont il parle sont plutôt des constructions logiquement consistantes pour être réfutables que des modèles adaptables aux cas particuliers.
Enfin c'est ce que j'ai retenu.