>La « valeur » étant définie par... ?
Je parle de valeurs relatives ici, de valeur d'échange, puisque tu parles d'échange, et que ça ne me paraît pas une mauvaise idée de voir les choses comme ça. Quand un homme ne vaut pas une femme, ça veut dire que les rôles que remplissent les femmes ne peuvent pas être exécutés par des hommes. Les objets mis en rapport ne se valent pas: on ne peut pas remplacer l'un par l'autre, et l'échange de l'un pour l'autre n'est pas jugé équilibré.
>On peut aussi considérer chaque homme et chaque femme comme des éléments singuliers
Tu aurais dit On peut aussi considérer tous les humaines comme des éléments singuliers, tu n'aurais pas fait de différence entre hommes et femmes, et je n'aurais pas tilté. Mais là tu réintroduis une différence de genre, différence qui suppose, si les genres ne se valent pas, une échelle entre les genres.
>Alors entre deux classes d’individus, dans une prétention objective ?
C'est justement parce que c'est entre des classes d'individus stéréotypés que je fais des comparaisons, et non pas entre des individus singuliers, que je peux me permettre de faire des comparaisons plus facilement, stéréotypes aidant. Les stéréotypes, ça se dégage par observation, analyse des discours, et pas uniquement selon mon point de vue personnel. Je ne suis pas seul à trouver que globalement, en France, ça traverse les milieux sociaux que de considérer que les hommes ont plutôt telles qualités et les femmes plutôt telles autres qualités. Il y a même une branche de la socio, les Gender_studies, qui analyse ce que les humains pensent de ce que veut dire un homme et veut dire une femme. C'est très américain à la base comme branche. Et même si c'est un poncif vrai je pense de déclarer que la socio noie les différences individuelles, ça n'est pour autant que c'est dépourvu de sens.
Et pour qualité, je l'utilise au sens courant de trait de caractère plus ou moins valorisé, valorisé signifiant ici plutôt préféré.
>Maintenant, pour donner un sens à cette phrase, pourrais-tu me faire le plaisir de me pointer les deux individus ayant fait l’échange, et quels droits ont été transférés ?
Je parle, comme tu dis, de classes d'individus, et pas d'échanges de personnes, même s'il est vrai que l'on peut trouver que l'appartenance d'un individu à une classe détermine sa valeur. Ici valeur d'échange comme d'usage ça marche.
Si tu veux parler en terme de propriété, ce ne sont pas les droits de propriété directement que je met dans l'échange, mais j'imagine une situation hypothétique où on ne ferait pas de différences entre les sexes, et où les deux sexes seraient considérés comme ayant toutes les qualités et défauts de tout humain en général. Puis un échange de propriétés, au même sens de propriété qu'un bout d'eau a la propriété de geler sous 0 degré, (=de qualités et de défauts) aurait eu lieu, et désormais un sexe considèrerait que l'autre a telle qualité que lui n'a pas et inversement. Dans un tel cas hypothétique on pourrait parler d'un échange.
>L’avantage, c’est que ceux qui discuteront de ça ne feront rien avant un bon moment...
Discuter de la définition des termes permet aussi de faire des lois. Les lois, c'est juste des textes sur des bouts de papier à la base.
>En même temps, on s’en fout de la survie de l’État, si cette survie nécessite la violation répétée des droits des individus...
Là tu parles du point de vue d'un individu. Mais la raison d'État existe, est dans la constitution, et sans aller chercher jusque là, on peut comprendre que l'appareil administratif ait envie pour sa survie de passer au delà des droits individuels.
[^] # Re: Super
Posté par llaxe . En réponse au journal "Et l'économie créa la femme". Évalué à 2.
>La « valeur » étant définie par... ?
Je parle de valeurs relatives ici, de valeur d'échange, puisque tu parles d'échange, et que ça ne me paraît pas une mauvaise idée de voir les choses comme ça. Quand un homme ne vaut pas une femme, ça veut dire que les rôles que remplissent les femmes ne peuvent pas être exécutés par des hommes. Les objets mis en rapport ne se valent pas: on ne peut pas remplacer l'un par l'autre, et l'échange de l'un pour l'autre n'est pas jugé équilibré.
>On peut aussi considérer chaque homme et chaque femme comme des éléments singuliers
Tu aurais dit , tu n'aurais pas fait de différence entre hommes et femmes, et je n'aurais pas tilté. Mais là tu réintroduis une différence de genre, différence qui suppose, si les genres ne se valent pas, une échelle entre les genres.
>Alors entre deux classes d’individus, dans une prétention objective ?
C'est justement parce que c'est entre des classes d'individus stéréotypés que je fais des comparaisons, et non pas entre des individus singuliers, que je peux me permettre de faire des comparaisons plus facilement, stéréotypes aidant. Les stéréotypes, ça se dégage par observation, analyse des discours, et pas uniquement selon mon point de vue personnel. Je ne suis pas seul à trouver que globalement, en France, ça traverse les milieux sociaux que de considérer que les hommes ont plutôt telles qualités et les femmes plutôt telles autres qualités. Il y a même une branche de la socio, les Gender_studies, qui analyse ce que les humains pensent de ce que veut dire un homme et veut dire une femme. C'est très américain à la base comme branche. Et même si c'est un poncif vrai je pense de déclarer que la socio noie les différences individuelles, ça n'est pour autant que c'est dépourvu de sens.
Et pour qualité, je l'utilise au sens courant de trait de caractère plus ou moins valorisé, valorisé signifiant ici plutôt préféré.
>Maintenant, pour donner un sens à cette phrase, pourrais-tu me faire le plaisir de me pointer les deux individus ayant fait l’échange, et quels droits ont été transférés ?
Je parle, comme tu dis, de classes d'individus, et pas d'échanges de personnes, même s'il est vrai que l'on peut trouver que l'appartenance d'un individu à une classe détermine sa valeur. Ici valeur d'échange comme d'usage ça marche.
Si tu veux parler en terme de propriété, ce ne sont pas les droits de propriété directement que je met dans l'échange, mais j'imagine une situation hypothétique où on ne ferait pas de différences entre les sexes, et où les deux sexes seraient considérés comme ayant toutes les qualités et défauts de tout humain en général. Puis un échange de propriétés, au même sens de propriété qu'un bout d'eau a la propriété de geler sous 0 degré, (=de qualités et de défauts) aurait eu lieu, et désormais un sexe considèrerait que l'autre a telle qualité que lui n'a pas et inversement. Dans un tel cas hypothétique on pourrait parler d'un échange.
>L’avantage, c’est que ceux qui discuteront de ça ne feront rien avant un bon moment...
Discuter de la définition des termes permet aussi de faire des lois. Les lois, c'est juste des textes sur des bouts de papier à la base.
>En même temps, on s’en fout de la survie de l’État, si cette survie nécessite la violation répétée des droits des individus...
Là tu parles du point de vue d'un individu. Mais la raison d'État existe, est dans la constitution, et sans aller chercher jusque là, on peut comprendre que l'appareil administratif ait envie pour sa survie de passer au delà des droits individuels.