Ok, tous les discours sont en rapport avec quelque chose.
Mais on entend aussi parfois par relatif non le contraire d'absolu (=sans lien avec autre chose) mais le contraire d'universel (valable en tout temps en tous lieux), dans le sens plutôt de contingent.
Par exemple quand on dit: Il est relatif que les hommes aiment manger des insectes. On pense alors que ce n'est que dans certains pays à certaines époques que les hommes aiment manger des insectes, et que ce goût est relatif à ces hommes dans ces conditions. Ce n'est pas dans une nature humaine absolue que ce goût se trouve.
Bon, lorsque que je râle contre la relativisation de la Shoah, je râle contre le fait qu'on remette la Shoah en contexte, en expliquant qu'après tout ce n'est qu'un massacre parmi d'autres. Lorsque je râle contre ceux qui expliquent que tout discours est relatif, je râle contre le fait qu'on refuse de fixer certains repères fixes au nom de la soi-disant relativité de tout repère, alors qu'en fait, c'est relativement à d'autres repères, par forcément mieux placés, que ceux-ci jugent les miens relatifs.
Si pour la théorie de la relativité d'Einstein, ça ne change rien, il y a stricte équivalence mathématique lors d'un changement de repères entre des trajectoires, pour les humains, il n'y a pas équivalence entre déclarer que la Shoah est un massacre parmi d'autres et déclarer que la Shoah est le contre-exemple terrifiant contre lequel lutter. Ça n'entraîne pas les mêmes comportements.
[^] # Re: Trop tard
Posté par llaxe . En réponse au journal Filtrage de sites webs en France, ça commence cet été !. Évalué à 2.
Ok, tous les discours sont en rapport avec quelque chose.
Mais on entend aussi parfois par relatif non le contraire d'absolu (=sans lien avec autre chose) mais le contraire d'universel (valable en tout temps en tous lieux), dans le sens plutôt de contingent.
Par exemple quand on dit: Il est relatif que les hommes aiment manger des insectes. On pense alors que ce n'est que dans certains pays à certaines époques que les hommes aiment manger des insectes, et que ce goût est relatif à ces hommes dans ces conditions. Ce n'est pas dans une nature humaine absolue que ce goût se trouve.
Bon, lorsque que je râle contre la relativisation de la Shoah, je râle contre le fait qu'on remette la Shoah en contexte, en expliquant qu'après tout ce n'est qu'un massacre parmi d'autres. Lorsque je râle contre ceux qui expliquent que tout discours est relatif, je râle contre le fait qu'on refuse de fixer certains repères fixes au nom de la soi-disant relativité de tout repère, alors qu'en fait, c'est relativement à d'autres repères, par forcément mieux placés, que ceux-ci jugent les miens relatifs.
Si pour la théorie de la relativité d'Einstein, ça ne change rien, il y a stricte équivalence mathématique lors d'un changement de repères entre des trajectoires, pour les humains, il n'y a pas équivalence entre déclarer que la Shoah est un massacre parmi d'autres et déclarer que la Shoah est le contre-exemple terrifiant contre lequel lutter. Ça n'entraîne pas les mêmes comportements.