• [^] # Re: Vole, petit moins !

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Pour avoir moins d'appels d'offres orientés Microsoft + avortement & révolution. Évalué à 5.

    il est insupportable d'entendre les propos culpabilisants

    Oui, ça je suis d'accord, la dernière chose dont ont besoin des femmes souvent dans la détresse, c'est bien d'être culpabilisées.

    En revanche, je ne vois pas pourquoi ça devrait interdire d'être soit contre l'avortement, soit pour la vie, ce qui, soit dit en passant n'est pas pareil, la seconde notion incluant la première plus une volonté d'aider de façon constructive, en proposant des alternatives.

    La qualificatif de « pro-mort » est choquant, et, s'il a du sens d'un point de vue pro-vie, il est injuste, autant que « anti-choix » d'un point de vue pro-choix. Je détaille.

    Un pro-choix, c'est quelqu'un qui considère qu'un femme doit pouvoir choisir de mener ou non son enfant à terme. A priori, celui-là ne considère pas que l'enfant en question, avant [insérez ici la date de son opinion, X semaines après la conception, ou la naissance], n'est pas vivant, ou pas humain. Il s'oppose évidemment à la vie de l'embryon ou du fœtus, avec comme raison que, pour lui, il est un impératif supérieur à cette vie, le choix de sa mère. Sinon il s'opposerait juste à la vie, dans le sens où il considère que tuer un être humain vivant innocent peut être légitime, et serait alors pro-mort.

    Un pro-vie, c'est quelqu'un qui considère qu'on ne doit pas empêcher un embryon, ou un fœtus, d'arriver à terme. A priori, celui-là considère que l'enfant en question, avant la naissance, est humain et vivant. Il s'oppose évidemment au choix, avec comme raison que, pour lui, il est un impératif supérieur à ce choix, la vie de l'enfant. Sinon il s'opposerait juste au choix, et serait alors anti-choix.

    C'était schématique, il y a beaucoup de positions nuancées, entre la vie humaine à venir (c'est à dire qu'il sera vivant et humain plus tard et que c'est important), la vie humaine potentielle (c'est à dire qu'il soit peut-être vivant et humain, qu'on ne sait pas et que dans le doute...)... Je crois qu'il existe aussi des gens qui esquivent cela en remarquant que l'enfant, avant une certaine date, ne peut pas ressentir la douleur et qu'on peut donc l'« interrompre » : cet argument est fallacieux, puisqu'on pourrait aussi bien l'appliquer à n'importe qui en état d'inconscience.