• [^] # Re: dilemme

    Posté par . En réponse au journal racketiciel.info et AFUL. Évalué à 1.

    Ils ont choisit non? Quelqu'un les a obligé? Pourquoi être saumâtre alors?

    Parce que le mot de remerciement n'arrive même pas, parce qu'il y a peu de monde aux réunions d'informations (AVANT la grève), parce que personne ne répond aux mails du délégué du personnel ou ne discute sur les listes, parce que peu de monde vote pour les élections des représentants (en interne ou pour les conventions collectives).

    -> Quand tu es aux commandes, tu dois décider. Si tu n'as personne en face pour discuter, tu prends souvent des décisions merdiques. Alors qu'avec un peu de contradiction, un peu de politique et des gens pour animer tout ça ; tout le monde comprendrait mieux les enjeux.

    Du coup, comme il y a peu de présence "avant", c'est à dire pendant que le dialogue est possible, peu de dialogue (contradictoire ou non, constructif ou non) en général, on arrive très vite à des positions conflictuelles, voire même le conflit est en lui-même un outil de gestion du "dialogue social". C'est quasi culturel : )

    Presque tous les organismes sociaux sont gérés par des commissions paritaires, composées de représentants issus de toutes les collèges représentés aux conseils d'administration (état/collectivité territoriale, salariés/patronat, cadres, etc, ET les syndicats en eux-mêmes).

    On estime encore aujourd'hui qu'une organisation équilibrée de la prise de décision est nécessaire.
    Techniquement et dans ses résultats, ce n'est pas la panacée, mais je crois bien que ce n'est pas un principe couillon et qu'il faut essayer de le maintenir (ce principe).

    Et bien sûr il faut être tamponné par l'État ! Mais ce tampon repose en grande partie sur une base de membres. Moins de membres, moins de crédibilité, plus de décisions partisanes tout aussi merdiques que celles citées plus haut...