• [^] # Re: Ah, enfin un bon dessin animé éducatif

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un dessin animé pro-HADOPI, ça donne ça.... Évalué à 1.

    sensibiliser à la différence des écoliers dans un principe de tolérance
    Alors là aussi je ne comprend pas non-plus, la tolérance c'est « la capacité à accepter ce que l'on désapprouve, c'est à dire ce que l'on devrait normalement refuser. En construction ou en dessin par exemple, on dit qu'on peut tolérer une certaine marge d'erreur. »

    Qui es tu pour condamner ainsi, que considères-tu comme erreur ? C'est grave comme accusation. Sont-ce des personnes ou des actes que tu tolères, Sont-ce des personnes ou des actes que tu réprouves et condamnes ainsi ? Qui condamnes-tu ? Quelles personnes ou quels actes ? Que réprouves-tu qui devrait être ainsi toléré ? Sans même l'expliquer et sans présenter l'antithèse ?

    « La tolérance peut alors conduire à une abstention volontaire dans le combat contre un mal identifié comme tel. Cette abstention n'est pas motivée par une relativisation des notions de bien et de mal, mais au contraire par la pleine conscience d'un mal qui ne peut malheureusement pas être combattu sans produire un autre mal plus grave encore. »

    Tolérer une différence suppose que cette différence soit une erreur, et que si on ne lutte pas contre c'est qu'on y est impuissant. Tenir un tel discours est très dangereux. Je ne tolère personne puisque je ne considère personne comme une erreur. Je ne tolère aucune différence puisque je considérerait que toute différence serait une erreur. Concernant les personnes, j'aime les différences, c'est ce qui fait que chacun est unique et est aimable d'une façon propre et tout à fait particulière.

    Ma courroie de transmission vient de casser, le garage est fermé, je tolère cette panne, ok, je vais rouler à vélo pour mon prochain trajet. J'ai dans mes amitiés une personne qui a son bras cassé depuis 3 ou 4 ans et qui se voit refuser toute embauche, je ne tolère pas cette personne, je l'aime. Je tolère son handicap, je n'aime pas son handicap, mais je ne peux rien faire pour l'empêcher. C'est aussi à cause de cette souffrance que j'aime cette personne d'autant plus qu'elle en a plus besoin. Je ne tolère pas les gens, je les aime, ce qui implique le respect.

    L'erreur est tolérable parce qu'elle n'est pas respectable, dès qu'on peut s'en passer on la détruit sans état d'âme.

    La censure du premier, comme la diffusion du second en remplacement d'un autre dessin animé ont la même visée

    La diffusion de ce dessin animé ne se fait pas en remplacement de l'autre. Alors là aucun rapport. Cela dit si ce dessin animé se faisait en rempacement de l'autre, c'est qu'ils seraient montrés avec la même volonté, ce journal dénonçant cette volonté, il dénoncerait cette volonté dans ces deux cas.

    Le non-visionnage est une absence d'acte. La non-diffusion d'une vidéo n'anihile pas l'esprit critique des gens puisque sinon cela signifierait que son visionnage et sa compréhension serait nécessaire à défaut d'être suffisante, quel dogme nécessaire à l'élaboration d'un esprit critique cette vidéo contient-elle ? Ce qui est critiqué à propos de ces vidéos ce sont les méthodes. Pour la vidéo hadopique il se trouve que cela concerne les utilisateurs de logiciels libre et donc que cela concerne les lecteurs de Linuxfr, ce pourquoi un journal à son sujet est pertinent ici.

    La diffusion du dessin animé qui traite de ce journal porte atteinte à l'esprit critique. Le visionnage est un acte.

    Ne pas voir un film ne peut pas porter atteinte à l'esprit critique. Ne pas voir un film ne modifie pas le jugement sur le sujet qu'il traite. Voir un film peut modifier le jugement sur le sujet qu'il traite, ce n'est pas un mal. Je ne peut pas prétendre que voir un film aide au développement de l'esprit critique, tout ce que je peux prétendre c'est que voir ce film apporte des informations qui seront appréhendées par cet esprit critique.

    Le baiser de la lune était « destiné à servir d’outil pédagogique à l’intention des enfants de CM1/CM2. ». Les professeurs « devaient » le projeter et les élèves de l'éducation nationale « devaient » le voir. C'est bien la première vidéo qui devenait ainsi nécessaire à l'éducation, et c'est cela qui est scandaleux. L'éducation nationale n'a pas « censurée » cette vidéo dans le sens qu'elle n'est pas venu empêcher une projection librement voulue, mais qu'elle est revenue sur une obligation de projection. Il y a certainement des tas de professeurs qui montrent à leurs élèves des vidéos qui ne plaisent pas à leurs parents, cela doit se résoudre entre les professeurs et les parents, l'éducation nationale n'a pas à s'y méler et cela se passe à un niveau local. Ici la question du visionnage ne s'est pas passée à un niveau local mais national : il a été demandé de montrer ce film. Lorsque le gouvernement revient sur une décision gouvernementale cela n'est pas une censure.

    Revenir sur une obligation ce n'est pas une censure, les parents peuvent montrer cette vidéo à leurs enfants et les enfants peuvent la trouver en cherchant sur google.
    Sur le site officiel, il n'y a que la bande annonce, mais ce n'est pas la faute à l'éducation

    Le baiser de la lune était dans une pire situation que celui sur hadopi. Pour ne pas voir celui-ci il suffisait de ne pas vouloir regarder la télévision, la liberté des gens, des enfants, des parents est tout de même respectée. Dans la vidéo pro hadopi, ce qui est dénoncé c'est sa position qui est totalement déplacée, et qui prend sérieusement des airs de propagande. Pour le baiser de la lune c'était officiellement de la propagande.

    Mais bon, ta signature et tes diverses interventions sur ce site me laissent à penser que ta remarque n'était pas innocente.

    Ma signature et mes diverses interventions devraient te laisser à penser que je n'ai pas appris la tolérance mais la charité, ce qui signifie que j'aime tout homme inconditionnellement, en tant que chrétien je suis un homme qui aime les hommes, cela m'est un devoir. Me respectes-tu, m'aimes-tu, ou me tolères-tu ?

    Que ma remarque soit innocente ou non, en quoi cela change-t'il sa justesse ?
    Cela dit ton discours est raisonnable, il ne peut y avoir de jugement sur la personne si cette personne est innocente. Si la personne est innocente et se trompe sincèrement, alors seul son discours est erroné et seul son discours est tolérable, cette personne ne peut être tolérée à défaut d'être erronée.

    Non ma remarque n'était pas innocente, puisque ne comprenant pas qu'on puisse comparer une levée d'obligation avec une obligation, je voulais avertir la personne à qui je répond qu'elle se trompait de combat et que c'était une bien mauvaise manière de dénoncer les agissements pro-hadopi. Ce journal dénonce ces agissements, je souhaite dénoncer ces agissements, le commentaire auquel je répond se trompe : si revenir sur la décision de projeter Le baiser de la lune est de la censure, alors ne pas projeter ce dessin-animé pro-hadopi aurait été faire preuve d'une censure pire encore ! ce raisonnement est faux, c'est ce que je voulais montrer.

    Ces deux vidéos ne formattent pas des modèles de pensées mais des opinions. Cela n'annihile pas l'esprit critique mais nourrit la connaissance qui est utilisé par cet esprit critique.

    En quoi le fait que ma remarque n'était donc pas innocente vient changer l'appréciation de cette remarque ? Innocente ou non elle contient de l'information qui peut être librement lue, prise en compte, ou ignorée. Je ne sais pas ce qui te gène dans le fait qu'une remarque ne soit pas innocente, mais sache que ma liberté d'expression ne t'oblige pas à me lire.

    C'est parce que j'aimes les gens que je les respecte et que je ne peux les tolérer (parce que c'est impossible, personne n'est une erreur !).

    Je t'aime :p

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