+1
En tant qu'autodidacte (et pas qu'en info) je suis tout à fait d'accord.
Il nous manque de la culture d'une part, cette culture transversale que l'on prends le temps d'acquérir à l'école. Et du vocabulaire. Le second point découle de celui ci : il s'agit de la connaissance, et la maitrise, acquise en picorant cette culture transversale. Elle permet par exemple de projeter, sans chercher, une solution sur divers outils. Et le troisième point est également une conséquence coulant des sources au dessus : une meilleure adaptabilité lorsqu'on a suivi un cursus scolaire.
L'autodidacte, par la structure même de son apprentissage, est bien souvent spécialisé sur un point précis, ou sur un domaine. Cela se fait naturellement, à moins de croire que l'on peux remplacer les interactions d'un cours et d'un enseignant, il vaut mieux de na pas sortir d'un domaine précis. Nous n'avons pas les cartes pour voir, de manière productive, comment porter "cet ensemble de fonctions du perl vers java" par exemple. Alors que cela bien plus aisé pour un diplomé. Ce qui est primordial, souvent, surtout en ssii, être plus adaptable à des missions variées. Enfin, dernier exemple, l'autodidacte n'a pas non plus les cartes nécessaires pour évoluer vers autant de postes que ce qu'un diplomé peux envisager.
Par contre, l'autodidacte a d'autres atouts : ayant eu une histoire de vie différement riche, il sera à coût sûr quelqu'un comprennant mieux l'importance des relations interpersonelles, de l'importance de l'engagement, et de la conscience de sa place réelle, un peu comme un vieux briscard de l'entreprise mais en plus jeune. Il est curieux, sinon il n'en serait pas là : il ajoute le goût d'apprendre et de relever des défis, qui souvent fait défaut dès les 25-30 ans chez les diplomés. Enfin, il présente souvent le caractère prototype d'un bon encadrant et/ou de relations clients, ce qui ne laisse pas beaucoup de marge de manoeuvre pour son évolution mais est intéressant pour l'entreprise.
C'est plus difficile, oui. Et nous n'avons pas autant de cartes, oui aussi. Mais cela ne veux pas dire que c'est impossible, même si tout n'est pas accessible.
En fait ce que tu décris, je le vois également comme la description d'un jeuzard (un passionné du jeu) qui se retrouve en école privé parceque papa est riche, qui en sort au bout de deux ou trois ans avec un petit diplôme, et qui se fait passer pour un développeur parcequ'il sait cliquer sur 4 ou 5 boutons dans une interface graphique 'rad'.
[^] # Re: le bien dans tous cela
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Logiciel HADOPI, promesses intenables et commentaires savoureux. Évalué à 6.
En tant qu'autodidacte (et pas qu'en info) je suis tout à fait d'accord.
Il nous manque de la culture d'une part, cette culture transversale que l'on prends le temps d'acquérir à l'école. Et du vocabulaire. Le second point découle de celui ci : il s'agit de la connaissance, et la maitrise, acquise en picorant cette culture transversale. Elle permet par exemple de projeter, sans chercher, une solution sur divers outils. Et le troisième point est également une conséquence coulant des sources au dessus : une meilleure adaptabilité lorsqu'on a suivi un cursus scolaire.
L'autodidacte, par la structure même de son apprentissage, est bien souvent spécialisé sur un point précis, ou sur un domaine. Cela se fait naturellement, à moins de croire que l'on peux remplacer les interactions d'un cours et d'un enseignant, il vaut mieux de na pas sortir d'un domaine précis. Nous n'avons pas les cartes pour voir, de manière productive, comment porter "cet ensemble de fonctions du perl vers java" par exemple. Alors que cela bien plus aisé pour un diplomé. Ce qui est primordial, souvent, surtout en ssii, être plus adaptable à des missions variées. Enfin, dernier exemple, l'autodidacte n'a pas non plus les cartes nécessaires pour évoluer vers autant de postes que ce qu'un diplomé peux envisager.
Par contre, l'autodidacte a d'autres atouts : ayant eu une histoire de vie différement riche, il sera à coût sûr quelqu'un comprennant mieux l'importance des relations interpersonelles, de l'importance de l'engagement, et de la conscience de sa place réelle, un peu comme un vieux briscard de l'entreprise mais en plus jeune. Il est curieux, sinon il n'en serait pas là : il ajoute le goût d'apprendre et de relever des défis, qui souvent fait défaut dès les 25-30 ans chez les diplomés. Enfin, il présente souvent le caractère prototype d'un bon encadrant et/ou de relations clients, ce qui ne laisse pas beaucoup de marge de manoeuvre pour son évolution mais est intéressant pour l'entreprise.
C'est plus difficile, oui. Et nous n'avons pas autant de cartes, oui aussi. Mais cela ne veux pas dire que c'est impossible, même si tout n'est pas accessible.
En fait ce que tu décris, je le vois également comme la description d'un jeuzard (un passionné du jeu) qui se retrouve en école privé parceque papa est riche, qui en sort au bout de deux ou trois ans avec un petit diplôme, et qui se fait passer pour un développeur parcequ'il sait cliquer sur 4 ou 5 boutons dans une interface graphique 'rad'.