Autrement dit: je respecte le business qui consiste à faire un film à gros budget, à dépenser plein d'argent pour convaincre le Kevin moyen qu'il faut aller le voir, et à compter sur un ROI excellent en vendant des places de ciné et des BlueRay. Business qui serait mis à mal par la
Faux, on constate que le p2p n'as aucune influence négative sur le commerce des œuvre les plus téléchargées... Autrement dit, dans le cas des gros films à gros budget, il y à déjà un téléchargement à grande échelle et cela ne remet pas en cause le modèle économique.
De plus: sans mettre en place de limites (une chronologie de médias, par exemple), la disponibilité immédiate et gratuite des oeuvres dès leur publication, si elle devenait légale, me semble réellement de nature à mettre en danger tout financement des oeuvres. Et j'ai des doutes quand à l'auto-discipline des téléchargeurs si on disait "Vous pouvez télécharger seulement 2 semaines après la sortie du BlueRay."
Il suffit de respecter la chronologie des médias. À partir du moment ou tu télécharges les œuvres légalement sur le sites des majors par exemple (contre un abonnement à cinq euro par mois), tu ne fréquentes plus les milieux warez et donc tu préfèreras attendre la sortie du film sur le site officiel pour le télécharger légalement que d'aller sur ces réseaux. Le problème c'est qu'en interdisant le téléchargement sans but lucratif, ils ont pousser une partie de la population vers l'illégalité. Par exemple tu trouves des fichiers de cd Red Hat illégalement après la sortie d'un nouvelle Red Hat ? Non, car les gens préfèreront attendre quelque jour la sortie légale de Centos. La plaie du p2p, c'est que les gens s'habituent à être dans l'illégalité. Mais si l'offre légale est juste un peu moins bien que l'offre illégale, la majorité préfèrera l'offre légale.
Qui est prêt à mettre la main à la poche avant même d'avoir l'oeuvre?
Dans le cas de la musique, il y a les concerts. L'argent des concerts devrait suffire. Ensuite je crois vraiment au mécénat global.
Les contraintes financières sont similaires. Pour le matériel, tu as un coût de production fixe et élevé, et un coût par utilisateur très faible. Pour l'immatériel, le coût par utilisateur est nul (dès qu'on accepte l'idée de ne pas utiliser que des supports matériels pour distribuer).
Tu as tous dit. Se faire de l'argent sur une marge (même importante) d'un produit ne me dérange pas (Dans tous les cas il faut que je débourse de l'argent). Mais se faire de l'argent sur quelque chose qui ne coûte rien (si je copie un fichier de mon ordi sur l'ordi d'un copain par exemple) est absurde, car dans ce dernier cas l'acte de payer est artificiel ! De plus l'exemple de Disney Land est foireux. Quand tu vas dans un parc d'attraction tu payes pour un service (l'accès au parc). L'équivalent serait, si tu fait ton propre parc d'attraction dans ton jardin pour tes propres enfants et que ce parc est une copie de l'originale, alors à chaque fois que tes enfants l'utilisent, il doivent donner de l'argent à Disney Land.
Ce qui reviendrait à contraindre les auteurs à trouver des niches dans lesquelles la technologie ne permet pas d'avoir le même confort avec la copie gratuite.
C'est vrai que les concert et le livre papier c'est vraiment une niche... Si tu rajoute le fait que ceux qui vont le plus au cinéma sont souvent des gros téléchargeurs, tu penses vraiment que le libre accès aux œuvres mettra en danger le cinéma ?
C'est assez dangereux: si l'encre électronique se généralise
On est très loin pour l'instant d'avoir le confort du livre papier...
Autrement dit, ce que je critique ce n'est pas tant la déconstruction du système actuel, que le manque de construction d'alternatives viables à long terme.
C'est d'ailleurs avec des argument comme ça que tout le monde pensait que RMS était un illuminé (qui peut de faire de l'argent avec du Logiciel Libre ?). L'argument qui consiste à mettre l'économique avant les libertés me gène un peu. On restreint les libertés pour des raison de pognons. Cette approche me dérange.
D'autant que ce sont justement les œuvres qui rapportent le plus qui sont le plus téléchargées ! Donc libérer le téléchargement ne changera rien pour ces œuvres, mais facilitera au contraire l'accès aux œuvres plus anecdotiques.
Ce n'est en tout cas pas le milieu actuel du warez qui est prêt à construire un autre modèle.
ni le milieu des footballeurs ou celui de la prostitution. Et quel est le rapport ? Je t'ai déjà dit que moi (ainsi que d'autres personnes qui sont pour une diffusion libre de la culture) ne se reconnaissent pas les warez. Et je te rejoint, ce n'est pas un modèle à suivre.
[^] # Re: Ça faisait longtemps..
Posté par Diagonale de Cantor (site web personnel) . En réponse au journal Une histoire de pirate.... Évalué à 3.
Faux, on constate que le p2p n'as aucune influence négative sur le commerce des œuvre les plus téléchargées... Autrement dit, dans le cas des gros films à gros budget, il y à déjà un téléchargement à grande échelle et cela ne remet pas en cause le modèle économique.
De plus: sans mettre en place de limites (une chronologie de médias, par exemple), la disponibilité immédiate et gratuite des oeuvres dès leur publication, si elle devenait légale, me semble réellement de nature à mettre en danger tout financement des oeuvres. Et j'ai des doutes quand à l'auto-discipline des téléchargeurs si on disait "Vous pouvez télécharger seulement 2 semaines après la sortie du BlueRay."
Il suffit de respecter la chronologie des médias. À partir du moment ou tu télécharges les œuvres légalement sur le sites des majors par exemple (contre un abonnement à cinq euro par mois), tu ne fréquentes plus les milieux warez et donc tu préfèreras attendre la sortie du film sur le site officiel pour le télécharger légalement que d'aller sur ces réseaux. Le problème c'est qu'en interdisant le téléchargement sans but lucratif, ils ont pousser une partie de la population vers l'illégalité. Par exemple tu trouves des fichiers de cd Red Hat illégalement après la sortie d'un nouvelle Red Hat ? Non, car les gens préfèreront attendre quelque jour la sortie légale de Centos. La plaie du p2p, c'est que les gens s'habituent à être dans l'illégalité. Mais si l'offre légale est juste un peu moins bien que l'offre illégale, la majorité préfèrera l'offre légale.
Qui est prêt à mettre la main à la poche avant même d'avoir l'oeuvre?
Dans le cas de la musique, il y a les concerts. L'argent des concerts devrait suffire. Ensuite je crois vraiment au mécénat global.
Les contraintes financières sont similaires. Pour le matériel, tu as un coût de production fixe et élevé, et un coût par utilisateur très faible. Pour l'immatériel, le coût par utilisateur est nul (dès qu'on accepte l'idée de ne pas utiliser que des supports matériels pour distribuer).
Tu as tous dit. Se faire de l'argent sur une marge (même importante) d'un produit ne me dérange pas (Dans tous les cas il faut que je débourse de l'argent). Mais se faire de l'argent sur quelque chose qui ne coûte rien (si je copie un fichier de mon ordi sur l'ordi d'un copain par exemple) est absurde, car dans ce dernier cas l'acte de payer est artificiel ! De plus l'exemple de Disney Land est foireux. Quand tu vas dans un parc d'attraction tu payes pour un service (l'accès au parc). L'équivalent serait, si tu fait ton propre parc d'attraction dans ton jardin pour tes propres enfants et que ce parc est une copie de l'originale, alors à chaque fois que tes enfants l'utilisent, il doivent donner de l'argent à Disney Land.
Ce qui reviendrait à contraindre les auteurs à trouver des niches dans lesquelles la technologie ne permet pas d'avoir le même confort avec la copie gratuite.
C'est vrai que les concert et le livre papier c'est vraiment une niche... Si tu rajoute le fait que ceux qui vont le plus au cinéma sont souvent des gros téléchargeurs, tu penses vraiment que le libre accès aux œuvres mettra en danger le cinéma ?
C'est assez dangereux: si l'encre électronique se généralise
On est très loin pour l'instant d'avoir le confort du livre papier...
Autrement dit, ce que je critique ce n'est pas tant la déconstruction du système actuel, que le manque de construction d'alternatives viables à long terme.
C'est d'ailleurs avec des argument comme ça que tout le monde pensait que RMS était un illuminé (qui peut de faire de l'argent avec du Logiciel Libre ?). L'argument qui consiste à mettre l'économique avant les libertés me gène un peu. On restreint les libertés pour des raison de pognons. Cette approche me dérange.
D'autant que ce sont justement les œuvres qui rapportent le plus qui sont le plus téléchargées ! Donc libérer le téléchargement ne changera rien pour ces œuvres, mais facilitera au contraire l'accès aux œuvres plus anecdotiques.
Ce n'est en tout cas pas le milieu actuel du warez qui est prêt à construire un autre modèle.
ni le milieu des footballeurs ou celui de la prostitution. Et quel est le rapport ? Je t'ai déjà dit que moi (ainsi que d'autres personnes qui sont pour une diffusion libre de la culture) ne se reconnaissent pas les warez. Et je te rejoint, ce n'est pas un modèle à suivre.