• [^] # Re: LinuxFr et les trains

    Posté par . En réponse au journal Un nouveau site pour voyages-sncf.com. Évalué à 5.

    >Pour toi oui, mais je connais plusieurs syndicaliste (ce n'est pas tous je te l'accorde) qui font tout pour "la foutre bien profond" au patronat.

    En France plus que quasiment partout nous avons une culture syndicale de type corporatiste. C'est à dire que ce tu entends ne peux être remis en cause, il s'agit d'invididus dont souvent le combat politique est intimement lié au combat syndical. Que cela soit de manière passionnée et réelle, ou du markettng afin d'enrober des intérêts dans un papier idéologique : il s'agit de parole individuelle, et non d'objectifs de mouvements syndicaux.

    Syndicat corporatiste est -il me semble c'est un jugement- parfaitement équilibré : chacun son rôle. Il ne faut, de toute manière, pas confondre combat de classes à l'intérieur d'une société privé et lutte de classes à l'intérieur de la société.

    Un exemple d'enrobage est donné plus bas, par ailleurs : essayer de faire croire que les luttes syndicales des salariés de la sncf servent à défendre les intérêts publics des usagers. Non, ce n'est tout au plus qu'un effet secondaire. Dans le même genre, de l'autre côté, lorsqu'on essai de nous faire croire que le tout privé sera mieux pour le service public ...

    Bref cette culture syndicale française présente un vocabulaire anti-patronal, oui. Mais il ne faut pas confondre anti-patronal et contre les intérêts de la société. La sncf en est un bon exemple, edf également. Les syndicats ont bien un discours anti-patronal, oui, pour défendre les intérêts et faire évoluer les condittions des 'petits' des sociétés, mais ils ont avant tout la culture de la défense des intérêts de la société. Y a pas à tortiller du cul là dessus.

    La différence avec l'allemagne c'est que chez nous cela fait de manière hypocrite et conflictuelle, par culture. Mais le résultât est identique.

    Pour reprendre une parole ci-dessous, "là c'est carrémnt lui injecter la rage". On peux également l'appliquer aux syndicats, en fait. Car surtout à la sncf ils ont un pouvoir immense : un pouvoir réel de blocage (surtout de l'ile de france). Alors qu'on vienne nous faire croire que "ceux d'en haut" dans ces syndicats soient inconscients de leurs choix, moi je n'y crois pas une seconde. En multipliant les petits blocages ils affaiblissent leur propre pouvoir eux mêmes, tout seuls... Ils se mettent à dos les usagers, peu nombreux aujourd'hui sont ceux les défendant encore. Faut être réaliste : aucun gain et un confort nettement dégradé (perte de temps, facteur de stress, re perte de temps). Donc c'est franchement à croire si ce ne sont les "grands penseurs" de ces chers syndicats qui ne sont pas en train de flouer leurs adhérents... De tels blocages devraient être exceptionnels, réservés aux grandes affaires. Et être impitoyables, pas sur 2 ou 3 jours, non mais sur une semaine complète. Rares, exceptionnels même, mais forts et efficaces.
    Là le résultat c'est quoi ? rien pour les salariés et beaucoup d'emmerdements pour les usagers. Je serais syndicaliste de base à la sncf, je me poserai des questions sur cette politique de mon syndicat ...

    enfin moi jdit ça jdit rien.