> Je suppose que vous êtes prêt à payer 50 à 100 % plus cher si vous souhaitez que je n'apporte pas de pesticides (bio ou conventionnel) ou d'engrais (organique ou minéral) dans mes cultures.
Comment comptes-tu faire vivre ta terre si tu ne lui rajoutes pas ce que ta culture lui enlève ?
> je vous avoue que ça me gonfle de mettre des pesticides bios et des engrais bios sur mes culture pour un résultats plus aléatoire qu'en conventionnel mais je n'ai pas le choix. J'attends vivement les progrès de la recherche en terme de sélection génétique pour disposer de variétés résistantes aux maladies (ça arrive) et rentable d'un point de vue économique.
Idem.
Pour contrer les maladies, qui sont principalement liées à un déséquilibre (naturel ou causé par l'homme), il n'y a pas que l'expectative de variétés résistantes aux maladies. Il y a aussi un travail à faire sur les cultures, comme par exemple mettre des plantes compagnonnes qui vont éloigner les nuisibles. il y a aussi la rotation des cultures, un suivi intelligent des variétés afin que les deux variétés qui vont pousser à la suite ne puisent pas la même chose et à la longue épuisent le sol.
Il y a quelques décennies les jachères se faisaient sur 20 ans ou plus. Aujourd'hui la jachère est de la jachère industrielle que l'on peut cultiver.
Il est désormais hors de question de laisser un sol se régénérer et d'y voir sa faune et flore effectuer le travail de rééquilibre sur le nombres d'années nécessaires. Broyage et rentabilité.
Il y a tout un ensemble de choses à faire qui vont rendre la culture moins sensible aux maladies. On maintiendra alors un équilibre dans l'éco-système et ne créera pas artificiellement de niches pour des nuisibles.
Si tu attends qu'on te sort la culture miracle résistante aux maladies, tu peux attendre longtemps. Les PGM l'étaient, ils se trouvent qu'ils ne sont pas aussi résistants aux maladies. Ce n'est pas la plante qu'il faut rendre résistante aux maladies de la terre, c'est la terre qu'il faut soigner.
Il y a tout de même des variétés qui résistent très bien. Mais ce n'est pas sur un sol malade qu'on peut espérer avoir des résultats à long terme.
Le problème de l'agriculture actuelle est qu'on compte essentiellement sur les produits de la chimie pour faire le travail du paysan qui connaît réellement sa terre. On épand, on répand, on traite sans la moindre intelligence en se vouant uniquement aux saints du génie chimique pour maintenir en vie un sol qu'on maltraite, appauvrit et qu'on rend stérile.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein
[^] # Re: Contre courant
Posté par téthis . En réponse au journal [CINÉMA] Solutions locales pour un désordre global. Évalué à 3.
Comment comptes-tu faire vivre ta terre si tu ne lui rajoutes pas ce que ta culture lui enlève ?
> je vous avoue que ça me gonfle de mettre des pesticides bios et des engrais bios sur mes culture pour un résultats plus aléatoire qu'en conventionnel mais je n'ai pas le choix. J'attends vivement les progrès de la recherche en terme de sélection génétique pour disposer de variétés résistantes aux maladies (ça arrive) et rentable d'un point de vue économique.
Idem.
Pour contrer les maladies, qui sont principalement liées à un déséquilibre (naturel ou causé par l'homme), il n'y a pas que l'expectative de variétés résistantes aux maladies. Il y a aussi un travail à faire sur les cultures, comme par exemple mettre des plantes compagnonnes qui vont éloigner les nuisibles. il y a aussi la rotation des cultures, un suivi intelligent des variétés afin que les deux variétés qui vont pousser à la suite ne puisent pas la même chose et à la longue épuisent le sol.
Il y a quelques décennies les jachères se faisaient sur 20 ans ou plus. Aujourd'hui la jachère est de la jachère industrielle que l'on peut cultiver.
http://www.eure.pref.gouv.fr/news/indexactu.php?idnews=358
Il est désormais hors de question de laisser un sol se régénérer et d'y voir sa faune et flore effectuer le travail de rééquilibre sur le nombres d'années nécessaires. Broyage et rentabilité.
Il y a tout un ensemble de choses à faire qui vont rendre la culture moins sensible aux maladies. On maintiendra alors un équilibre dans l'éco-système et ne créera pas artificiellement de niches pour des nuisibles.
Si tu attends qu'on te sort la culture miracle résistante aux maladies, tu peux attendre longtemps. Les PGM l'étaient, ils se trouvent qu'ils ne sont pas aussi résistants aux maladies. Ce n'est pas la plante qu'il faut rendre résistante aux maladies de la terre, c'est la terre qu'il faut soigner.
Il y a tout de même des variétés qui résistent très bien. Mais ce n'est pas sur un sol malade qu'on peut espérer avoir des résultats à long terme.
Le problème de l'agriculture actuelle est qu'on compte essentiellement sur les produits de la chimie pour faire le travail du paysan qui connaît réellement sa terre. On épand, on répand, on traite sans la moindre intelligence en se vouant uniquement aux saints du génie chimique pour maintenir en vie un sol qu'on maltraite, appauvrit et qu'on rend stérile.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein