Le fantasme que la RATP fait des stats sur les personnes, nominativement, est assez rigolo.
Le problème n'est pas qu'elle en fasse ou pas, le problème est surtout que si elle en fait, personne ne peut l'en empêcher.
Il y a deux sortes de vies privées :
1) celle pour laquelle on vous dit "on ne la violera pas (pas trop)", comme sur tous les services web, le passe RATP, etc. Mais il est quasi-impossible de s'en assurer : c'est l'entité qui détient les données qui fait (ou pas) respecter les règles.
2) celle où chacun fait respecter les règles sur ses données.
C'est pareil avec les gouvernements : je ne sais plus qui disait "Donnez une législation d'exception concernant le terrorisme à un(e) ministre de l'Intérieur, et il s'en servira" : un abus sera sanctionné bien tard, si jamais il l'est...
Quand on remarque que les objectifs des entreprises sont essentiellement financiers, que les données nominatives amassées le sont en grande quantité, qu'il y a moyen d'en tirer de l'argent pour peu qu'on respecte peu/interprète largement les règles, et qu'enfin la confiance des clients envers une entité n'est pas mesurable en termes financiers, franchement s'assurer que les fantasmes paranos ne puissent pas devenir une réalité ne me paraît pas abusif.
[^] # Re: bizarre
Posté par khivapia . En réponse au journal De l'incohérence des pro-anonymat. Évalué à 6.
Le problème n'est pas qu'elle en fasse ou pas, le problème est surtout que si elle en fait, personne ne peut l'en empêcher.
Il y a deux sortes de vies privées :
1) celle pour laquelle on vous dit "on ne la violera pas (pas trop)", comme sur tous les services web, le passe RATP, etc. Mais il est quasi-impossible de s'en assurer : c'est l'entité qui détient les données qui fait (ou pas) respecter les règles.
2) celle où chacun fait respecter les règles sur ses données.
C'est pareil avec les gouvernements : je ne sais plus qui disait "Donnez une législation d'exception concernant le terrorisme à un(e) ministre de l'Intérieur, et il s'en servira" : un abus sera sanctionné bien tard, si jamais il l'est...
Quand on remarque que les objectifs des entreprises sont essentiellement financiers, que les données nominatives amassées le sont en grande quantité, qu'il y a moyen d'en tirer de l'argent pour peu qu'on respecte peu/interprète largement les règles, et qu'enfin la confiance des clients envers une entité n'est pas mesurable en termes financiers, franchement s'assurer que les fantasmes paranos ne puissent pas devenir une réalité ne me paraît pas abusif.