• [^] # Re: «Blocage de la suppression d'une signature»

    Posté par . En réponse au journal Les blogs et la formation. Évalué à 2.

    Le problème des signatures irrévocables est le suivant :

    L'apprenti aura accès aux serveurs (il apprend le métier et l'administration des serveurs de la boîte en fait partie), donc ouvrir un fichier texte sur vi, taper "dd:wq" et la signature n'est plus là. Le formateur aussi peut le faire. En cas de litige, le formateur/apprenti peut supprimer quelque signature et dire "voilà personne n'a contrôler mon travail, ...".

    Donc éviter que la signature soient supprimée, la méthode c'est la réplication. Il y aura sur les bandes de backup le fichier signé, si l'apprenti ne fait plus confiance à son responsable (en cas de litige), il peut copier les fichiers sur un CD-Rom, sur son serveur d'hébergement gratuit, sur son gmail, sur son disque dur USB. Le formateur aussi.

    Nier la signature on ne peut pas le faire (à moins de prouver que l'apprenti a eu accès à la clé privée et au mot de passe du formateur), mais c'est protéger la suppression de la signature elle-même qui est important. Dans ton exemple de fichier "2dd:wq" et il n'y plus de signatures.

    En fait ce qui est important :
    - Que l'apprenti fasse son journal de travail (obligation légale)
    - Que le formateur lise le journal de travail et le signe (obligation légale)
    Donc la signature de l'apprenti n'est pas importante (possible, mais pas nécessaire). À aucun moment l'apprenti va dire "je n'ai pas fait mon journal de travail" c'est lui qui est pénalisé.
    Par contre il devra contrôler que le formateur ne supprime pas des journaux (pour dire "il n'a pas fait son travail"), là la signature n'aide en rien. Par contre on peut imaginer qu'à chaque exportation des données le système appose une signature lui appartenant pour prouver que les données viennent bien de lui (je vais ajouter ça (en fait juste une liste de somme de contrôle de chaque fichier, cette liste étant signée par la clé du système)).

    "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell