Je ne vois pas en quoi le libre est une méritocratie. La méritocratie est une architecture de pouvoir, c'est à dire des gens qui peuvent imposer à des tiers de faire quelque chose contre leur volonté, en vertu du sacre qui leur est conféré (et en l'occurrence la méritocratie ça ressemble étrangement à l'aristocratie).
Il y a beaucoup de gens qui soutiennent que le libre est méritocratique ; je ne comprends vraiment pas pourquoi. Au contraire, les exemples sont nombreux de cas où des personnes «éminentes» (dont on pourrait estimer qu'elles dispose d'un capital de mérite ;-) ) viennent jouer des sabots en donnant des leçons, et souvent elles se font renvoyer proprement dans leurs cordes...
Ce qui fait avancer le libre c'est au contraire des processus de décision basés : 1) soit sur l'adhésion majoritaire (pratiquée par le consentement fort, ou l'absence d'opposition, selon les mentalités des personnes impliquées) ; 2) soit sur la disponibilité des solutions : code d'abord, discute ensuite. Amha on est, dans ces termes, souvent très loin d'une méritocratie...
Si vous utilisez «méritocratie» pour qualifier un projet qui a des vertus démocratiques, consensuelles, et pragmatique (disponibilité de la solution), je pense que c'est une erreur, et que ça colporte des idées fausses. Pourquoi ne pas parler tout simplement de démocratie ; c'est si has been ?
[^] # Re: Bof
Posté par Pol' uX (site web personnel) . En réponse au journal Le logiciel libre sur canal +. Évalué à 1.
Je ne vois pas en quoi le libre est une méritocratie. La méritocratie est une architecture de pouvoir, c'est à dire des gens qui peuvent imposer à des tiers de faire quelque chose contre leur volonté, en vertu du sacre qui leur est conféré (et en l'occurrence la méritocratie ça ressemble étrangement à l'aristocratie).
Il y a beaucoup de gens qui soutiennent que le libre est méritocratique ; je ne comprends vraiment pas pourquoi. Au contraire, les exemples sont nombreux de cas où des personnes «éminentes» (dont on pourrait estimer qu'elles dispose d'un capital de mérite ;-) ) viennent jouer des sabots en donnant des leçons, et souvent elles se font renvoyer proprement dans leurs cordes...
Ce qui fait avancer le libre c'est au contraire des processus de décision basés : 1) soit sur l'adhésion majoritaire (pratiquée par le consentement fort, ou l'absence d'opposition, selon les mentalités des personnes impliquées) ; 2) soit sur la disponibilité des solutions : code d'abord, discute ensuite. Amha on est, dans ces termes, souvent très loin d'une méritocratie...
Si vous utilisez «méritocratie» pour qualifier un projet qui a des vertus démocratiques, consensuelles, et pragmatique (disponibilité de la solution), je pense que c'est une erreur, et que ça colporte des idées fausses. Pourquoi ne pas parler tout simplement de démocratie ; c'est si has been ?
Adhérer à l'April, ça vous tente ?