• [^] # Re: la verite est... quelque part

    Posté par . En réponse au journal Bruce Perens, l'auteur de Busybox, s'exprime sur l'affaire. Évalué à 2.

    Heu... pas dans le cas discuté. Ici, la proportion de code restant de Bruce Perens dans BusyBox semble de l'ordre du pouillème.

    Au risque de me faire moinsser encore une fois, je tente une autre explication plus terre à terre.

    J'écris un policier fantastique qui ne marche pas. Mon héro JIM retourne au placard.
    Quelqu'un que je ne connais pas décide de faire la suite des aventures de JIM en lui adjoignant une coequipière VLADA qui est en fait une vampire.

    Il a besoin de ma permission pour écrire cette suite, et je peux y opposer mon droit moral même si j'ai vendu les droits patrimoniaux sur les aventures de JIM.

    La série des aventures de JIM et VLADA marche du feu de dieu et l'auteur décide d'écrire un prologue dans lequel il raconte comment VLADA est devenu un vampire.
    Bien sur l'histoire se passe au moyen age et n'a rien d'une enquète policière. Son histoire n'a aucun rapport avec rien de ce que j'ai écrit.

    Accrochez-vous bien : parcequ'il écrit les aventures de VLADA après que les aventures de JIM et VLADA aient été un succès, il a besoin de ma permission pour écrire les aventures de VLADA. Si il me reste des droits patrimoniaux sur JIM je me peux même prétendre à des droits d'auteurs. Dans tous les cas je peux opposer mes droits moraux à son histoire.

    Pourquoi ? Parceque les lecteurs connaissent déjà VLADA, parceque son histoire va profiter de la renommée acquise avec un perso que j'ai créé, parceque dans le cas d'histoire écrites à plusieurs mains (scénarios télé par exemple) c'est la seule solution pour qu'aucun des artistes ne soit lésé etc.

    De mon coté je peux écrire autant d'aventure de JIM sans VLADA que je veux. Et ce sans rendre de compte à personne.

    Alors maintenant je ne sais pas comment ca marche dans le cas d'un logiciel, et à forciori d'un logiciel en GPL. Mais de façon générale le droit européen en ce qui concerne le logiciel est très proche du droit d'auteur classique.