Non ce qui n'est pas normal c'est que toutes les variétés anciennes n'y soient pas, là je suis entièrement d'accord.
En attendant le fait est là. Il y a une distorsion de concurrence entre les espèces anciennes endémiques qui ne présentent pas de risque sanitaire à priori (elles ont bien passé l'épreuve du temps) et les nouvelles espèces puisque seules ces dernières peuvent être commercialisées.
Paradoxalement, seules les dernières qui après tout doivent bien faire leur preuve ont voie au chapitre.
Ces même industriels qui en appellent au risque sanitaire pour écarter ces espèces anciennes plaident aussi pour un assouplissement des règles de certification alors que leurs espèces ne peuvent pas avoir la même légitimité. Pourtant le risque sanitaire les concerne bel et bien.
Soit l'Etat teste et certifie ces anciennes espèces à sa charge, soit il autorise leur commercialisation sans certification.
Sinon, que le lien entre brevet et COV ne soit pas direct ne change rien à l'affaire puisque ce sont les mêmes qui déposent les brevets qui demandent et obtiennent la certification.
Le marché est bel et bien verrouillé.
Une fois de plus, le patrimoine universel et le bien public est effacé au profit des intérêts privés.
[^] # Re: Association Kokopelli
Posté par nomorepost . En réponse au journal Libère toi la patate!. Évalué à 3.
Non ce qui n'est pas normal c'est que toutes les variétés anciennes n'y soient pas, là je suis entièrement d'accord.
En attendant le fait est là. Il y a une distorsion de concurrence entre les espèces anciennes endémiques qui ne présentent pas de risque sanitaire à priori (elles ont bien passé l'épreuve du temps) et les nouvelles espèces puisque seules ces dernières peuvent être commercialisées.
Paradoxalement, seules les dernières qui après tout doivent bien faire leur preuve ont voie au chapitre.
Ces même industriels qui en appellent au risque sanitaire pour écarter ces espèces anciennes plaident aussi pour un assouplissement des règles de certification alors que leurs espèces ne peuvent pas avoir la même légitimité. Pourtant le risque sanitaire les concerne bel et bien.
Soit l'Etat teste et certifie ces anciennes espèces à sa charge, soit il autorise leur commercialisation sans certification.
Sinon, que le lien entre brevet et COV ne soit pas direct ne change rien à l'affaire puisque ce sont les mêmes qui déposent les brevets qui demandent et obtiennent la certification.
Le marché est bel et bien verrouillé.
Une fois de plus, le patrimoine universel et le bien public est effacé au profit des intérêts privés.