J'aimerais réagir sur certains des propos abordés par ce journal.
Je sais qu'HADOPI aidant, la critique est aisée.
Je ne me prononcerai pas sur les contenu protégés par le droit d'auteur mais juste sur la diffusion des œuvres numérisées passées dans le domaine public.
Les articles pointés en lien critiquent la prudence excessive du ministre:
Le ministre de la Culture et de la Communication estime pour sa part qu'« il ne faut pas numériser tout, tout de suite ».
et les tacles sur Gallica http://www.precisement.org/blog/Les-limites-de-Google-Print-(...)
Avant de critiquer, comme quoi c'est un charte que ce n'est pas contraignant, .... je vous invite a vous pencher sur ces propositions qui justifient peut-être la prudence dudit ministre. Il n'exclut pas catégoriquement les partenariats avec le privé bien au contraire.
On y trouve une démarche à décliner pour chaque "fond" de l'état sous la tutelle du ministère de la culture, qui essaie de concilier aussi bien les initiatives communautaires propres au web d'aujourd'hui que des initiatives privées comme celle de Google. Ceci est entrepris en gardant à l'esprit une réutilisation maximale et avec comme souci la diffusion au grand nombre.
Ca reste une charte mais elle a le mérite d'exister et débouchera peut-être sur quelque chose de plus concret.
Il ne me parait pas anormal par exemple que, en contre-partie de la numérisation, on puisse exiger des garanties de réutilisation du travail (pour diverses raisons comme l'usure, la détérioration des oeuvres originales, le bien commun, ...). Ceci est affaire de compromis.
Ceci est cité dans la charte.
J'admire Google pour la démarche entreprise: mettre à disposition de tous, la connaissance universelle quelle qu'elle soit (google Maps, search, books , images, ...) . Mais ce partage n'est pas désintéressé et connait quelques limites en terme de réutilisation. L'ouverture reste relative et ne tient que par l'image de marque que Google souhaite conserver.
Qui sait ce que l'avenir nous réserve ?
Par exemple, malgré la modeste capacité du site Gallica, je serais plus enclin à partager la retranscription OCR d'un texte numérisé avec des garanties de réutilisation que sur un site qui n'offre pas ces mêmes garanties, notamment vis à vis de la concurrence.
Tout comme je préfère geotagguer sur OpenStreetMap que sur GoogleMaps.
De mon point de vue, l'information (non personnelle s'entend) doit circuler librement.
Aujourd'hui, je préfère mille fois récupérer un format OCR epub libre de droit des fleurs du mal.
Que se passera t'il le jour où ou Google créera le service d'OCR en faisant appel aux petites mains du Web ?
Vous donnerez de votre temps pour Google tout en n'étant jamais sur que vous pourrez réutiliser librement le travail commun ? Curieuse attitude pour des défenseurs du libre.
Si les ressources de l'état (IGN, INA, ) se mettent au diapason de cette charte et notamment suivent la recommandation 2 (page 18), je soutiens la démarche et la prudence de notre ministre qui souhaite s'entourer de garanties et qui prend aussi en considération le respect des droits d'auteur. Ceci en veillant à ce qu'elle ne soit pas détournée de son objectif.
# Du pourquoi du comment de la prudence de notre cher ministre
Posté par nomorepost . En réponse au journal Une bonne définition du droit d'auteur ?. Évalué à 3.
J'aimerais réagir sur certains des propos abordés par ce journal.
Je sais qu'HADOPI aidant, la critique est aisée.
Je ne me prononcerai pas sur les contenu protégés par le droit d'auteur mais juste sur la diffusion des œuvres numérisées passées dans le domaine public.
Les articles pointés en lien critiquent la prudence excessive du ministre:
Le ministre de la Culture et de la Communication estime pour sa part qu'« il ne faut pas numériser tout, tout de suite ».
et les tacles sur Gallica
http://www.precisement.org/blog/Les-limites-de-Google-Print-(...)
J'ai découvert à l'occasion d'un autre journal, qu'une réflexion était en cours sur le moyen de diffuser au plus grand nombre les œuvres de notre patrimoine culturel.
Ceci fait l'objet d'un rapport remis pas notre ministre de la culture
http://david.monniaux.free.fr/pdf/lettre_rapport_culture.pdf
http://bat8.inria.fr/~lang/pla-doc/2009_Partager-notre-patri(...)
Avant de critiquer, comme quoi c'est un charte que ce n'est pas contraignant, .... je vous invite a vous pencher sur ces propositions qui justifient peut-être la prudence dudit ministre. Il n'exclut pas catégoriquement les partenariats avec le privé bien au contraire.
On y trouve une démarche à décliner pour chaque "fond" de l'état sous la tutelle du ministère de la culture, qui essaie de concilier aussi bien les initiatives communautaires propres au web d'aujourd'hui que des initiatives privées comme celle de Google. Ceci est entrepris en gardant à l'esprit une réutilisation maximale et avec comme souci la diffusion au grand nombre.
Ca reste une charte mais elle a le mérite d'exister et débouchera peut-être sur quelque chose de plus concret.
Il ne me parait pas anormal par exemple que, en contre-partie de la numérisation, on puisse exiger des garanties de réutilisation du travail (pour diverses raisons comme l'usure, la détérioration des oeuvres originales, le bien commun, ...). Ceci est affaire de compromis.
Ceci est cité dans la charte.
J'admire Google pour la démarche entreprise: mettre à disposition de tous, la connaissance universelle quelle qu'elle soit (google Maps, search, books , images, ...) . Mais ce partage n'est pas désintéressé et connait quelques limites en terme de réutilisation. L'ouverture reste relative et ne tient que par l'image de marque que Google souhaite conserver.
Qui sait ce que l'avenir nous réserve ?
Par exemple, malgré la modeste capacité du site Gallica, je serais plus enclin à partager la retranscription OCR d'un texte numérisé avec des garanties de réutilisation que sur un site qui n'offre pas ces mêmes garanties, notamment vis à vis de la concurrence.
Tout comme je préfère geotagguer sur OpenStreetMap que sur GoogleMaps.
De mon point de vue, l'information (non personnelle s'entend) doit circuler librement.
Aujourd'hui, je préfère mille fois récupérer un format OCR epub libre de droit des fleurs du mal.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k70861t/f2
qu'un scan PDF
http://books.google.fr/books?id=ZKYZAAAAYAAJ&printsec=fr(...)
Que se passera t'il le jour où ou Google créera le service d'OCR en faisant appel aux petites mains du Web ?
Vous donnerez de votre temps pour Google tout en n'étant jamais sur que vous pourrez réutiliser librement le travail commun ? Curieuse attitude pour des défenseurs du libre.
Si les ressources de l'état (IGN, INA, ) se mettent au diapason de cette charte et notamment suivent la recommandation 2 (page 18), je soutiens la démarche et la prudence de notre ministre qui souhaite s'entourer de garanties et qui prend aussi en considération le respect des droits d'auteur. Ceci en veillant à ce qu'elle ne soit pas détournée de son objectif.