• # Se passer des cartes papier

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal OpenStreetMap dans le Monde. Évalué à 7.

    "A terme, grâce à la combinaison de la géolocalisation et des contributions humaines, précise Thierry Joliveau, on pourra se localiser à partir de l'écran de son téléphone portable et se passer de la carte. Cet objet abstrait et complexe redeviendra un outil pour maniaques", ajoute le géographe.

    J'espère que je ne suis pas le seul à penser qu'un téléphone ne remplace pas du tout une bonne carte dépliante. Avec un écran de dix centimètres – et même avec un écran de cinquante centimètres d'ailleurs –, je n'ai aucune vision d'ensemble. Impossible de préparer moi-même ma route. Je dois donc me fier à un calculateur d'itinéraire, ce qui est plus que moyen pour un cycliste. Avec un géolocalisateur plus un calculateur d'itinéraire, je me retrouve assisté, ce qui est le meilleur moyen pour que j'arrive à destination sans rien retenir du chemin.

    Avec un vraie carte, j'ai une vue d'ensemble sur vingt kilomètre et le détail à 10 mètres en même temps. Je peux préparer mon itinéraire et me situer moi-même. Je peux arriver à destination en conservant une représentation du chemin dans ma mémoire.

    Bref, je trouve que les outils qui facilitent l'utilisation de cartes sur écran (zoom, géolocalisation) ne sont que des palliatifs aux défauts de cette utilisation (écran non pliable de moins d'un mètre de côté), et apportent des effets secondaires gênants. OpenStreetMap est bien pratique, mais ce n'est pas demain que je cesserait d'être client de l'IGN.