Je suis désolé mais je vais ignorer la partie débat "logiciel libre" vs "propriétaitaire" de ton message pour me concentré sur la discution sur la forme. Même si ce débat est toujours intéressant, vule contenu de cette page, je ne veut pas y prendre part.
Dans l'ensemble, je pense qu'on est d'accord pour considérer que, d'un point de vue strictement logique, "Je veux voir ma famille en audio/vidéo donc j'utilise Skype" et "Je veux n'utiliser que des logiciels propriétaires donc je n'utilise pas Skype", qu'il s'agisse de choix ou d'obligations, sont des formulations équivalentes (d'un point de vue logique, je le répète).
Et que la formulation "Je n'ai pas le choix, je suis obligé d'utiliser Skype, car je veux absolument voir ma famille en audio/vidéo" est équivalente à "Je n'ai pas le choix, je ne peux pas utiliser Skype, car je ne veux absolument pas de protocole propriétaire".
Ici, on est parfaitement d'accord, donc on part sur de bonnes bases. Je préfère les formulations du premier paragraphe car elles mettent bien en évidence l'ordre dans lequel sont fait les choix, sans ambigüités.
Autrement dit, étant donné que la logique est la même (des impératifs, ou choix, qui ont une conséquence, et l'utilisateur explique la conséquence en listant ses impératifs), comment se fait-il que la façon de le dire est typiquement différente?
Mon avis à moi est que la formulation "je n'ai pas le choix" serait utilisée afin de se débarrasser de la responsabilité dudit choix, donc liée à un sentiment de culpabilité: si ce n'est plus un choix, je n'ai pas de raisons de me sentir coupable de ses conséquences.
[...] alors je me garderai bien de présenter cette conclusion comme définitive: ça reste pour moi une hypothèse, faute de mieux.
Ici par contre, je serait plus mitigé. D'un point de vue construction des phrases, il me semble plus naturel de parler 'obligation pour quelque chose que l'on doit faire, plutôt que pour quelque chose que l'on ne peut pas faire.
Pour être un peut plus clair, si l'on reformule la phrase précédente pour utiliser le terme "obligé" on obtient : "Je n'ai pas le choix, je suis obligé de ne pas utiliser Skype, car je ne veux absolument pas de protocole propriétaire"
Le sens de la phrase à subtilement changé et maintenant, implicitement, il indique que à la base on aurait aimé utilisé skype mais que le choix de ne pas utiliser de protocole propriétaire nous empêche de la faire.
Pour moi, il faut bien voir que dans les deux sens, il y a des implications différentes. A la base on a toujours un utilisateurs de logiciel libres, et qui a donc une préférence pour ceux-ci.
- dans le premiers cas, il est ammener à faire un choix qui par la suite l'empêche d'utiliser des logiciel libres, ce choix va donc à l'encontre de son souhait d'utiliser des logiciel libres, il est donc bien perçu comme faire quelque chose de désagréable ;
- dans le deuxième cas, il fait un choix qui le conforte dans ses convictions : "ne pas utiliser de protocol fermé", donc ses conséquences : "ne pas utiliser skype", sont perçues comme naturelles.
On peut reformuler à nouveau la deuxième phrase en : "je souhaite voir ma famille en vision ; je choisit de ne pas utiliser de logiciels propriétaire, donc je n'ai pas le choix, je suis obliger d'abandonner l'idée de voir ma famille en visio et je vais me rabatre sur le téléphone." et dans ce cas on voit bien apparaitre l'aspect impératif.
Le truc, c'est qu'en général, on ne donne pas les prémices elle semblent toujours implicites, donc dans leurs discours :
- l'utilisateur de logiciels libres semble conforter dans sa position et n'a pas vraiment l'air d'être privé de quelque chose, ou bien passe pour un intégriste ou un extrémiste ;
- celui qui finit par utiliser un logiciel libre passe pour une pauvre victime ou pour quelqu'un qui veut que l'on s'apitoie sur son sort.
Mais dans les deux cas, je ne suis pas sur que ce soit volontaire. Je suis même persuadé que c'est le plus souvent dû aux ambigüités de notre belle langue...
[^] # Re: Skype dans Télépathy
Posté par beagf . En réponse au journal Skype en open-source : pétard mouillé ?. Évalué à 5.
Dans l'ensemble, je pense qu'on est d'accord pour considérer que, d'un point de vue strictement logique, "Je veux voir ma famille en audio/vidéo donc j'utilise Skype" et "Je veux n'utiliser que des logiciels propriétaires donc je n'utilise pas Skype", qu'il s'agisse de choix ou d'obligations, sont des formulations équivalentes (d'un point de vue logique, je le répète).
Et que la formulation "Je n'ai pas le choix, je suis obligé d'utiliser Skype, car je veux absolument voir ma famille en audio/vidéo" est équivalente à "Je n'ai pas le choix, je ne peux pas utiliser Skype, car je ne veux absolument pas de protocole propriétaire".
Ici, on est parfaitement d'accord, donc on part sur de bonnes bases. Je préfère les formulations du premier paragraphe car elles mettent bien en évidence l'ordre dans lequel sont fait les choix, sans ambigüités.
Autrement dit, étant donné que la logique est la même (des impératifs, ou choix, qui ont une conséquence, et l'utilisateur explique la conséquence en listant ses impératifs), comment se fait-il que la façon de le dire est typiquement différente?
Mon avis à moi est que la formulation "je n'ai pas le choix" serait utilisée afin de se débarrasser de la responsabilité dudit choix, donc liée à un sentiment de culpabilité: si ce n'est plus un choix, je n'ai pas de raisons de me sentir coupable de ses conséquences.
[...] alors je me garderai bien de présenter cette conclusion comme définitive: ça reste pour moi une hypothèse, faute de mieux.
Ici par contre, je serait plus mitigé. D'un point de vue construction des phrases, il me semble plus naturel de parler 'obligation pour quelque chose que l'on doit faire, plutôt que pour quelque chose que l'on ne peut pas faire.
Pour être un peut plus clair, si l'on reformule la phrase précédente pour utiliser le terme "obligé" on obtient : "Je n'ai pas le choix, je suis obligé de ne pas utiliser Skype, car je ne veux absolument pas de protocole propriétaire"
Le sens de la phrase à subtilement changé et maintenant, implicitement, il indique que à la base on aurait aimé utilisé skype mais que le choix de ne pas utiliser de protocole propriétaire nous empêche de la faire.
Pour moi, il faut bien voir que dans les deux sens, il y a des implications différentes. A la base on a toujours un utilisateurs de logiciel libres, et qui a donc une préférence pour ceux-ci.
- dans le premiers cas, il est ammener à faire un choix qui par la suite l'empêche d'utiliser des logiciel libres, ce choix va donc à l'encontre de son souhait d'utiliser des logiciel libres, il est donc bien perçu comme faire quelque chose de désagréable ;
- dans le deuxième cas, il fait un choix qui le conforte dans ses convictions : "ne pas utiliser de protocol fermé", donc ses conséquences : "ne pas utiliser skype", sont perçues comme naturelles.
On peut reformuler à nouveau la deuxième phrase en : "je souhaite voir ma famille en vision ; je choisit de ne pas utiliser de logiciels propriétaire, donc je n'ai pas le choix, je suis obliger d'abandonner l'idée de voir ma famille en visio et je vais me rabatre sur le téléphone." et dans ce cas on voit bien apparaitre l'aspect impératif.
Le truc, c'est qu'en général, on ne donne pas les prémices elle semblent toujours implicites, donc dans leurs discours :
- l'utilisateur de logiciels libres semble conforter dans sa position et n'a pas vraiment l'air d'être privé de quelque chose, ou bien passe pour un intégriste ou un extrémiste ;
- celui qui finit par utiliser un logiciel libre passe pour une pauvre victime ou pour quelqu'un qui veut que l'on s'apitoie sur son sort.
Mais dans les deux cas, je ne suis pas sur que ce soit volontaire. Je suis même persuadé que c'est le plus souvent dû aux ambigüités de notre belle langue...