A propos du fric, parce que cela revient souvent dans tes posts, et souvent dans ceux avec qui, par ailleurs, j'ai tendance à me friter.
Le monde du libre ne considère pas que l'argent c'est pas bien et que c'est le mal réincarné, pour plusieurs raisons :
1 - ils paient un pc + une connexion internet + une prise de courant alimentée derrière les 2 trucs.
2 - De temps en temps, ils paient d'une manière ou d'une autre, alors que ce n'est pas une obligation, soit par des goodies, soit par des dons, soit par des bounties etc....
3 - Pour faire cela, il faut qu'ils travaillent pour gagner cet argent.
Maintenant, on peut regarder d'ou vient cet argent et comment il se place dans le processus global.
Il y a alors une grande différence entre Mr michu qui donne 100 euros au dev d'un obscur soft qu'il utilise et aime bien et IBM qui donne 10 000 euros à une distribution tartempion pour faire un livecd qui utilise des produits ibm ou les met en valeurs. C'est la parabole du pharisien et du pauvre qui donne à l'église, la piécette du pauvre, représentant bien plus (pas en valeur) que les pièces d'or du pharisien. Je peux comprendre que pragmatiquement il est plus 'rentable' d'avoir 5 pharisiens que 1000 pauvres. Maintenant, si on regarde plus loin, si les pharisiens n'avaient pas tout cet argent, est-ce que les pauvres seraient aussi pauvre ? je ne sais pas, c'est une question !
Ensuite, il faut regarder ce que chaque don implique, demande, représente, et la contrepartie attendue ou non. Ainsi, je trouve le don de M. michu plus désintéressé que celui d'ibm. Je sais bien que si ibm ne donnait pas 10 000, il faudrait 100 M. Michu. Et que globalement il est fort probable que les M. Michu n'arriveraient pas à compenser les IBM.
Mais c'est juste un choix de modèle de société, et le noeud Gordien du problème est bien là : avant d'être un choix technique, le logiciel libre (et le libriste) est un choix politique de modèle de société. Dans ce choix politique, les gens sont plus important que les sociétés et le bonheur des gens plus important que les résultats boursiers des sociétés.
La grande réponse que l'on sort à ce moment est : sans les sociétés, les gens ne pourraient pas manger, dormir, se loger car ils n'auraient pas de travail etc....
Rien n'est moins sur du tout, c'est un axiome choisi dans un univers de possible, mais ce n'est pas un théorème démontré dans l'absolu. Et les libristes, en général, pensent que cet axiome est un leurre sinon un mensonge.
Pour rester sur le cas de sony. L'argent qu'ils gagnent et qu'ils redistribuent à des actionnaires, ils le prennent bien quelque part non ? je dirais moitié dans la poche de l'acheteur de CD, qui peut donc en acheter moins (à prix constants) et moitié dans la poche de l'artiste qui doit donc 'produire plus' pour pouvoir vivre de son art. OK, ils font de la promo, de la distribution du truc du chose. Mais avec quelles marges ?
Voila le pourquoi de ce qui te semble être un "rejet" de l'argent, mais qui n'est, en fait, qu'un rejet du modèle ou l'argent est central et un but (et plus un moyen)
Et en passant, j'aimerais savoir combien le pdg de sony (et sa famille) a _dépensé_ en CD, dans un magasin, sur toute l'année 2008
[^] # Re: Hmmm ..
Posté par hervé Couvelard . En réponse au journal Nous sommes des "totalitaristes" et même pire.... Évalué à 3.
Le monde du libre ne considère pas que l'argent c'est pas bien et que c'est le mal réincarné, pour plusieurs raisons :
1 - ils paient un pc + une connexion internet + une prise de courant alimentée derrière les 2 trucs.
2 - De temps en temps, ils paient d'une manière ou d'une autre, alors que ce n'est pas une obligation, soit par des goodies, soit par des dons, soit par des bounties etc....
3 - Pour faire cela, il faut qu'ils travaillent pour gagner cet argent.
Maintenant, on peut regarder d'ou vient cet argent et comment il se place dans le processus global.
Il y a alors une grande différence entre Mr michu qui donne 100 euros au dev d'un obscur soft qu'il utilise et aime bien et IBM qui donne 10 000 euros à une distribution tartempion pour faire un livecd qui utilise des produits ibm ou les met en valeurs. C'est la parabole du pharisien et du pauvre qui donne à l'église, la piécette du pauvre, représentant bien plus (pas en valeur) que les pièces d'or du pharisien. Je peux comprendre que pragmatiquement il est plus 'rentable' d'avoir 5 pharisiens que 1000 pauvres. Maintenant, si on regarde plus loin, si les pharisiens n'avaient pas tout cet argent, est-ce que les pauvres seraient aussi pauvre ? je ne sais pas, c'est une question !
Ensuite, il faut regarder ce que chaque don implique, demande, représente, et la contrepartie attendue ou non. Ainsi, je trouve le don de M. michu plus désintéressé que celui d'ibm. Je sais bien que si ibm ne donnait pas 10 000, il faudrait 100 M. Michu. Et que globalement il est fort probable que les M. Michu n'arriveraient pas à compenser les IBM.
Mais c'est juste un choix de modèle de société, et le noeud Gordien du problème est bien là : avant d'être un choix technique, le logiciel libre (et le libriste) est un choix politique de modèle de société. Dans ce choix politique, les gens sont plus important que les sociétés et le bonheur des gens plus important que les résultats boursiers des sociétés.
La grande réponse que l'on sort à ce moment est : sans les sociétés, les gens ne pourraient pas manger, dormir, se loger car ils n'auraient pas de travail etc....
Rien n'est moins sur du tout, c'est un axiome choisi dans un univers de possible, mais ce n'est pas un théorème démontré dans l'absolu. Et les libristes, en général, pensent que cet axiome est un leurre sinon un mensonge.
Pour rester sur le cas de sony. L'argent qu'ils gagnent et qu'ils redistribuent à des actionnaires, ils le prennent bien quelque part non ? je dirais moitié dans la poche de l'acheteur de CD, qui peut donc en acheter moins (à prix constants) et moitié dans la poche de l'artiste qui doit donc 'produire plus' pour pouvoir vivre de son art. OK, ils font de la promo, de la distribution du truc du chose. Mais avec quelles marges ?
Voila le pourquoi de ce qui te semble être un "rejet" de l'argent, mais qui n'est, en fait, qu'un rejet du modèle ou l'argent est central et un but (et plus un moyen)
Et en passant, j'aimerais savoir combien le pdg de sony (et sa famille) a _dépensé_ en CD, dans un magasin, sur toute l'année 2008