• # Pas loin de 140 mots à propos de Twitter.

    Posté par . En réponse au journal Le web social, pourquoi faire, et surtout comment faire ?. Évalué à 8.

    Il faut bien comprendre que Twitter, beaucoup de gens en parlent mais pas grand monde ne l'utilise. C'est un peu comme les étudiantes françaises qui se prostituent pour payer leur frais de scolarité.

    Twitter, c'est la sempiternelle preuve que les journalistes, ou les rédacteurs, ou les lecteurs, je n'en sais rien, sont des boulays.

    Twitter fait une chose, et il le fait bien. Il est réservé à deux catégories de personnes : les boulimiques de l'info et les hyper spécialisés. Bref, pas la terre entière. Jusqu'à il y a peu, Twitter vivait et n'emmerdait personne.

    Et puis, à un moment, il y a eu un concours de circonstances.
    Les papiers sur Facebook commencaient à ne plus intéresser grand monde. Obama a utilisé Twitter pendant sa campagne. Et puis, le vrai élément déclencheur, c'est ce fameux twitt annoncant un tremblement de terre, plusieurs secondes avant toutes les agences de presses.

    Twitter avait acquis le pouvoir magique de prédire l'info.

    Alors on a fait couler des litres et des litres d'encre sur le site, et sur ses dérivés, et puis du coup on a fait des dossiers sur les 'media sociaux', enfin bref l'emballage médiatique dans toute sa splendeur.

    Du coup même ma mère connait Twitter, mais bien sûr elle n'y foutra jamais les pieds parce que, et je vais le crier, Twitter n'est pas pour le grand public et ne le sera jamais.

    A l'époque, la boîte dans laquelle j'étais réfléchissait sérieusement à racheter Twitter, à un prix dépassant l'entendement (plusieurs centaines de millions), et ce n'était pas la seule.

    La raison ? Les gens très haut placés sont des boulays comme les autres. Ils se laissent berner par le tapage médiatique, qui de ce fait prend encore plus d'ampleur. Le serpent se mord la queue, les gens lisent des articles sur un site sur lequel ils n'iront jamais, les grosses boîtes se battent pour l'acheter, ce qui engendre encore plus d'articles.

    Bref encore une fois les media font n'importe quoi.

    En France, en mai 2009, selon médiamétrie, facebook comptait plus de 8 millions de visiteurs en France, Twitter 300 000 (de mémoire).

    Bref encore, tu entends parler de Twitter non pas parce que c'est utile, ou que la moitié de la planète l'utilise, mais bel et bien parce que l'on croit que ça pourrait rapporter de l'argent (ce qui est totalement faux amha).