• # Troll du vendredi...

    Posté par . En réponse au journal Le web social, pourquoi faire, et surtout comment faire ?. Évalué à 10.

    AVERTISSEMENT: le message suivant est extrêmement populiste. Vous êtes averti. D'un autre côté, c'est vendredi, alors tapez pas trop fort, merci.

    Twitter m'effraie.
    Parce que Radio-Canada avoue s'en servir régulièrement pour y trouver des informations (ce qui expliquerait sans doute la qualité et la fiabilité de leurs infos, mais c'est un autre débat) malgré les risques évidents de supercherie.
    Parce que j'ai du mal à comprendre comment on peut faire passer un message intelligible et argumenté en 140 caractères.
    Parce que j'ai le sentiment que la communication au format SMS est en train de devenir un standard.
    Et sans doute aussi parce qu'on m'a appris à l'école qu'une phrase de français correct, en temps indicatif, se termine par un point, et non pas par LOL.

    Mon sentiment rejoint en grande partie le tien, et je m'approche doucement de la trentaine également, né avec un Atari 520STF et sincèrement, j'ai déjà accepté le fait de paraître pour un ringard et un vieux con face à toutes ces technologies dont je ne comprends toujours pas l'intérêt, et c'est sans doute parce que le seul "outil social" (même cette expression m'insupporte) que j'utilise encore, c'est le courriel. Peut-être ai-je raison, sans doute crois-je avoir raison; après tout, si tout le monde utilise ces outils mais pas moi, c'est que je dois avoir un problème, non ?

    Je me suis dit qu'un jour, je devrais essayer de m'y mettre. Histoire d'être à nouveau "dans le coup".

    Et puis un jour, j'ai lu ça:
    http://www.bestkungfu.com/archive/date/2008/09/twitter-ye-ma(...)

    Et depuis ce jour, je me dis qu'une entreprise qui est soit-disant censée apporter de grandes évolutions à la manière dont nous utilisons le réseau Internet et qui n'est pas capable de coder deux lignes de html correctement ne mérite vraiment pas qu'on s'intéresse à elle.

    Je suis devenu un anti-social du web. Et le plus rigolo dans tout ça, c'est que je m'en porte plutôt bien. Mais cette fracture du web, entre ceux qui adoptent les réseaux sociaux et ceux qui ne veulent pas en entendre parler, me fait quand même assez peur, d'autant plus que je ne vois pas cette division s'amenuiser.