La loi HADOPI version 2 est présentée dans quelques heures aux députés de l'assemblé national. [...] Es que le support physique a un avenir? La réponse est simple: NON
Je ne vois pas le rapport entre HADOPI et le support physique. Si tu télécharges sans rémunérer l'artiste, tu le pirates. Si tu copies un CD pressé et que tu en graves un autre à l'identique sans rémunérer l'artiste, tu pirates. C'est une forme de contrefaçon et on n'a pas attendu HADOPI pour que ce soit illégal.
C'est bien là le problème, d'ailleurs. On fait voter une loi qui va avoir de graves effets secondaires sans remplir son objectif principal.
HADOPI est surtout un fléau parce qu'ils partent d'un problème particulier et se permettent d'imposer n'importe quoi pour que leur loi soit applicable. Il faut surtout expliquer aux députés favorables à ce projet qu'Internet est un réseau qui est en passe de devenir plus important que le téléphone, surtout pour les prochaines générations, et que ce n'est pas un média de diffusion et de confort comme la télévision par câble. Or, on a l'impression que c'est vraiment le seul aspect qu'ils en perçoivent. C'est également très grave parce qu'on donne de grands pouvoirs à certains représentants des lobbys du disque et qu'on leur accorde pratiquement la lattitude de se faire justice eux-mêmes, indirectement. Et on ne favorise pas de la même manière l'ensemble des acteurs du réseau. Il y a des gens qui en vivent, et que dire d'une université ou d'un centre de recherche qui se ferait abusivement suspendre l'intégralité de sa connexion sous prétexte que les « artistes » ont été offensés ?
On pourrait aussi imaginer que la SACEM aurait le droit de regard sur les soutes des avions dans les aéroports pour vérifier si les passagers ne transportent pas de disques piratés et clouer au sol l'avion qui leur plaît. C'est tout-à-fait comparable. Seules les douanes ont ce pouvoir. Et encore, pas celui d'empêcher un départ sur une suspicion.
Ce n'est plus à l'achat de CD qui va permettre de faire un TOP50!
On me dit à l'oreille que le TOP 50, c'est les cinquantes meilleures ventes de disques. Donc, si, ce sera toujours les ventes de disques qui formeront le TOP 50 tel que défini actuellement, même si cela reflète moins la popularité d'un titre (et encore).
J'espère que nos députés vont réfléchir à l'avenir numérique de leur concitoyens et de leurs enfants. Car leurs enfants et petits-enfants téléchargent et écoutent/regardent de la musique ou des films grâce à internet.
Un député, ça représente les citoyens de sa circonscription. Si tu veux qu'ils réfléchissent, commence par contacter le tien et expose-lui ta version des faits si ce n'est pas déjà fait.
PS: Concernant les sénateurs, ils sont dépassés pour l'aspect technique de la loi; les députés s'est déjà limite alors les sénateurs je n'en parle pas.
Je te conseille de suivre les interventions de Martine Billard à l'Assemblée. C'est peut-être un cas isolé, mais on ne peut pas être expert dans tous les domaines non plus.
# Tu confonds
Posté par Obsidian . En réponse au journal Industrie culturel: le support physique la fin d'une réalité. Évalué à 9.
Je ne vois pas le rapport entre HADOPI et le support physique. Si tu télécharges sans rémunérer l'artiste, tu le pirates. Si tu copies un CD pressé et que tu en graves un autre à l'identique sans rémunérer l'artiste, tu pirates. C'est une forme de contrefaçon et on n'a pas attendu HADOPI pour que ce soit illégal.
C'est bien là le problème, d'ailleurs. On fait voter une loi qui va avoir de graves effets secondaires sans remplir son objectif principal.
HADOPI est surtout un fléau parce qu'ils partent d'un problème particulier et se permettent d'imposer n'importe quoi pour que leur loi soit applicable. Il faut surtout expliquer aux députés favorables à ce projet qu'Internet est un réseau qui est en passe de devenir plus important que le téléphone, surtout pour les prochaines générations, et que ce n'est pas un média de diffusion et de confort comme la télévision par câble. Or, on a l'impression que c'est vraiment le seul aspect qu'ils en perçoivent. C'est également très grave parce qu'on donne de grands pouvoirs à certains représentants des lobbys du disque et qu'on leur accorde pratiquement la lattitude de se faire justice eux-mêmes, indirectement. Et on ne favorise pas de la même manière l'ensemble des acteurs du réseau. Il y a des gens qui en vivent, et que dire d'une université ou d'un centre de recherche qui se ferait abusivement suspendre l'intégralité de sa connexion sous prétexte que les « artistes » ont été offensés ?
On pourrait aussi imaginer que la SACEM aurait le droit de regard sur les soutes des avions dans les aéroports pour vérifier si les passagers ne transportent pas de disques piratés et clouer au sol l'avion qui leur plaît. C'est tout-à-fait comparable. Seules les douanes ont ce pouvoir. Et encore, pas celui d'empêcher un départ sur une suspicion.
Ce n'est plus à l'achat de CD qui va permettre de faire un TOP50!
On me dit à l'oreille que le TOP 50, c'est les cinquantes meilleures ventes de disques. Donc, si, ce sera toujours les ventes de disques qui formeront le TOP 50 tel que défini actuellement, même si cela reflète moins la popularité d'un titre (et encore).
J'espère que nos députés vont réfléchir à l'avenir numérique de leur concitoyens et de leurs enfants. Car leurs enfants et petits-enfants téléchargent et écoutent/regardent de la musique ou des films grâce à internet.
Un député, ça représente les citoyens de sa circonscription. Si tu veux qu'ils réfléchissent, commence par contacter le tien et expose-lui ta version des faits si ce n'est pas déjà fait.
PS: Concernant les sénateurs, ils sont dépassés pour l'aspect technique de la loi; les députés s'est déjà limite alors les sénateurs je n'en parle pas.
Je te conseille de suivre les interventions de Martine Billard à l'Assemblée. C'est peut-être un cas isolé, mais on ne peut pas être expert dans tous les domaines non plus.