Honnêtement, j'ai beau être bon public, je trouve ton analyse des «Beaux Gosses» vraiment exagérée. En gros, dès qu'on a une comédie qui se passe chez des adolescents, c'est une reprise du «Péril jeune» ?
Pour moi, il y a des différences fondamentales entre le film de Klapisch et celui de Satouf. Le «Péril jeune» se focalise sur les tourments d'une génération paumée qui n'a plus ses repères : ce sont les grands frères de Tomasi et Cie qui ont fait la «révolution» de mai 68. Du coup, on a l'impression que les héros font partie d'une génération qui n'a plus rien à faire. Je pense que c'était avant tout cet espèce de mal de vivre, qu'a voulu dépeindre Klapisch. Les ados se retrouvent dans un monde dans lequel les idéalistes et la «vieille école» cohabitent (je pense au prof de maths qui fait faire du Yoga avant l'interro, le gars qui ne sait pas ce que c'est que la lutte des classes etc...) Ce n'est pas un hasard si le Péril jeune met en scène des élèves de terminale, qui ont une certaine liberté, une maturité qu'on ne retrouve pas chez les troisièmes de Riad Satouf. Les thèmes que j'ai évoqué plus haut sont largement absents dans les beaux gosses.
Au contraire, ce dernier se focalise quasi exclusivement sur les émois amoureux, (le personnage de l'antimondialiste est présent de façon très marginale) de façon hyper crue, voire foutraque, mais plutôt juste et (personnellement) très touchante. Je ne ferai pas l'affront de vous gâcher le film et vous encourage à aller le voir, tant qu'il est dans les salles.
Donc en clair, pour moi, deux films, deux visions différentes et des messages complètement différents, et OUI je trouve que c'est un film original, qui reflète bien (voire en mieux) l'univers que j'avais entrevu dans les bandes dessinées de Riad Satouf
# Les beaux Gosses..
Posté par nazcafan . En réponse au journal exception culturelle francaise. Évalué à 9.
Pour moi, il y a des différences fondamentales entre le film de Klapisch et celui de Satouf. Le «Péril jeune» se focalise sur les tourments d'une génération paumée qui n'a plus ses repères : ce sont les grands frères de Tomasi et Cie qui ont fait la «révolution» de mai 68. Du coup, on a l'impression que les héros font partie d'une génération qui n'a plus rien à faire. Je pense que c'était avant tout cet espèce de mal de vivre, qu'a voulu dépeindre Klapisch. Les ados se retrouvent dans un monde dans lequel les idéalistes et la «vieille école» cohabitent (je pense au prof de maths qui fait faire du Yoga avant l'interro, le gars qui ne sait pas ce que c'est que la lutte des classes etc...) Ce n'est pas un hasard si le Péril jeune met en scène des élèves de terminale, qui ont une certaine liberté, une maturité qu'on ne retrouve pas chez les troisièmes de Riad Satouf. Les thèmes que j'ai évoqué plus haut sont largement absents dans les beaux gosses.
Au contraire, ce dernier se focalise quasi exclusivement sur les émois amoureux, (le personnage de l'antimondialiste est présent de façon très marginale) de façon hyper crue, voire foutraque, mais plutôt juste et (personnellement) très touchante. Je ne ferai pas l'affront de vous gâcher le film et vous encourage à aller le voir, tant qu'il est dans les salles.
Donc en clair, pour moi, deux films, deux visions différentes et des messages complètement différents, et OUI je trouve que c'est un film original, qui reflète bien (voire en mieux) l'univers que j'avais entrevu dans les bandes dessinées de Riad Satouf