Pourquoi l'auteur du document ne l'a pas fait lui même alors ? Pourquoi est-ce qu'il doit prendre comme "preuve" le fait qu'il y a des personnes issues de la diversité dans les campagnes de pub de la RATP ? (sic !)
C'est absurde comme argument, car cette phrase a été écrite après la rédaction du rapport et évoque l'ambition de son avenir médiatique. Pas de chance pour eux, le sujet est resté tabou dans les médias dominants.
C'est une méthode très à la mode depuis quelques temps : se présenter comme un opposant à une certaine "pensée unique/bien pensance/politiquement correct". Sarkozy l'utilisait pour vendre sa "rupture" mais on la retrouve un peu partout, chez Marianne qui fait ses gros titres sur "on va vous dire ce que personne n'a le droit de dire", et surtout très à droite, de Dieudonné à Le Pen en passant par de "grands penseurs" comme Yvan Rioufol au Figaro, Eric Zemmour à la télé...
La ficelle est énorme quand on y regarde bien, elle consiste à dire "attention, je vais dire (ou j'ai dit) quelque chose qui entre en contradiction avec ce qu'on a l'habitude d'entendre ! on va me critiquer ! c'est bien la preuve que je suis victime de la bien pensance et qu'en fait j'ai raison !". Après, on peut lâcher sa connerie, comme si ce côté rebel pouvait effacer le fait que c'est effectivement une connerie. Et là, Le Pen nous dit que les chambres à gaz étaient un détail, Zemmour nous dit qu'il existe des races d'hommes, ou même Frédéric Lefebvre nous dit que les malades pourraient très bien travailler de chez eux après tout. Forcément, comme c'est une connerie, les critiques pleuvent, mais les concernés s'empressent de se placer dans l'(im)posture de la victime, s'écrient "à la censure !", sans que pour autant on les ait enfermé pour délit d'opinion, les concernés ayant conservé toute jouissance de leur poste, parfois de "faiseur d'opinion" justement.
Voilà qu'ils n'ont pas dit une connerie, mais qu'ils ont "brisé un tabou", et gare à ceux qui oseraient dire qu'ils racontent n'importe quoi (même si c'est, effectivement, n'importe quoi). Donc quand je vois un document qui annonce que attention, il va briser du gros tabou, je me méfie fortement, et rarement à tord.
[^] # Re: Déclin
Posté par Moogle . En réponse au journal [HS] Notre échelle de valeurs. Évalué à 2.
Pourquoi l'auteur du document ne l'a pas fait lui même alors ? Pourquoi est-ce qu'il doit prendre comme "preuve" le fait qu'il y a des personnes issues de la diversité dans les campagnes de pub de la RATP ? (sic !)
C'est absurde comme argument, car cette phrase a été écrite après la rédaction du rapport et évoque l'ambition de son avenir médiatique. Pas de chance pour eux, le sujet est resté tabou dans les médias dominants.
C'est une méthode très à la mode depuis quelques temps : se présenter comme un opposant à une certaine "pensée unique/bien pensance/politiquement correct". Sarkozy l'utilisait pour vendre sa "rupture" mais on la retrouve un peu partout, chez Marianne qui fait ses gros titres sur "on va vous dire ce que personne n'a le droit de dire", et surtout très à droite, de Dieudonné à Le Pen en passant par de "grands penseurs" comme Yvan Rioufol au Figaro, Eric Zemmour à la télé...
La ficelle est énorme quand on y regarde bien, elle consiste à dire "attention, je vais dire (ou j'ai dit) quelque chose qui entre en contradiction avec ce qu'on a l'habitude d'entendre ! on va me critiquer ! c'est bien la preuve que je suis victime de la bien pensance et qu'en fait j'ai raison !". Après, on peut lâcher sa connerie, comme si ce côté rebel pouvait effacer le fait que c'est effectivement une connerie. Et là, Le Pen nous dit que les chambres à gaz étaient un détail, Zemmour nous dit qu'il existe des races d'hommes, ou même Frédéric Lefebvre nous dit que les malades pourraient très bien travailler de chez eux après tout. Forcément, comme c'est une connerie, les critiques pleuvent, mais les concernés s'empressent de se placer dans l'(im)posture de la victime, s'écrient "à la censure !", sans que pour autant on les ait enfermé pour délit d'opinion, les concernés ayant conservé toute jouissance de leur poste, parfois de "faiseur d'opinion" justement.
Voilà qu'ils n'ont pas dit une connerie, mais qu'ils ont "brisé un tabou", et gare à ceux qui oseraient dire qu'ils racontent n'importe quoi (même si c'est, effectivement, n'importe quoi). Donc quand je vois un document qui annonce que attention, il va briser du gros tabou, je me méfie fortement, et rarement à tord.