• [^] # Re: La musique

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal De la paranoïa du NC et de l'égoïsme du ND. Évalué à 4.

    La probabilité que des entreprises s'intéressent à mes œuvres en -NC est certes faible. Autant que pour mes scripts shell d'ailleurs. Pourtant, il ne viendrait pas à l'idée d'un développeur de Logiciel Libre de ne pas mettre de licence à son programme qu'il a mis plus de quelques heures à programmer.
    L'argument du "ton œuvre n'intéresse personne" ne me semble donc pas pertinent.

    Si mon œuvre intéresse une entreprise (-NC ou pas), il y a plusieurs possibilités :
    - L'entreprise me contacte et négocie avec moi l'utilisation de mon œuvre. La plupart des auteurs seront réjouis et autoriseront l'utilisation de l'œuvre, sous les conditions négociées.
    Cette entreprise sera obligée de le faire si l'œuvre est en -NC.
    - L'entreprise ne me contacte pas et utilise mon œuvre à des fins commerciales (donc à priori pour faire de l'argent). L'œuvre n'est donc pas en -NC. C'est là que je pense que la différence entre le Logiciel et l'Art est importante.
    Dans le cas d'un logiciel, l'entreprise reprendra le code, et devra publier les améliorations (uniquement aux personnes à qui elle distribue le logiciel). Je peux récupérer les modifications du logiciel, et les réintégrer à ma version originale de mon logiciel. Je tire donc profit de l'utilisation de mon logiciel par l'entreprise, qui l'améliore.
    Dans le cas d'une œuvre d'art, l'œuvre est rarement modifiée. Je ne profiterai pas de l'utilisation de l'œuvre, et je n'en tirerai aucun profit.

    Je pense que les 4 libertés et la puissance du Logiciel Libre réside dans l'amélioration (et la publication de ses modifications mélioratives) par tous. Tout le monde en profite, et cela suffit à contenter les auteurs.

    Le domaine de l'art apporte peu (pas?) de modifications aux œuvres. Finalement, la seule personne qui en profite, c'est celle qui publie l'œuvre.