• # sur la souscription

    Posté par . En réponse au journal Une proposition pour une viabilité économique de l'art libre. Évalué à 5.

    Merci pour ce journal, merci de m'avoir fait lire leur si pertinente réflexion!

    Leur analyse historique de la situation actuelle et leur concept de goulet d'étranglement, permet de montrer de façon évidente 2 solutions à la rémunération des artistes.
    Il subsiste en effet 2 goulets d'étranglement:
    1. lorsque l'oeuvre n'est pas encore parue;
    2. lorsque l'activité artistique n'est pas reproductible.

    Je voudrai juste commenter le premier goulet:
    C'est le classique système de la souscription. Il est très largement utilisé pour l'édition de livres à petits tirages ou pour limiter la prise de risque si l'impression coûte trop cher. Certains musiciens s'en servent aussi et dans les années 80 il y a eu quelques films produit ainsi (notamment par le biais des Sofica).
    Je connais bien l'édition où cette pratique est très efficace, soit de par la notoriété de l'auteur ou du sujet (au moins dans un cercle précis, ex: la spéléologie), soit de par l'intéret éditorial (impression à l'ancienne, reliure cuir ou encore iconographie en couleur de haute qualité, etc.).
    Elle est utilisée dans des cercles restreints (club du livre, universitaires, fédérations sportives, etc.) et à recours à des moyens "traditionnels" pour se faire connaître: courriers et revues spécialisées, mais il va de soi que l'internet permet de largement et facilement utiliser ce système pour tout type d'oeuvres.

    "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay